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Le personnel des écoles en constante adaptation en Abitibi-Témiscamingue

Des élèves en file.

Les élèves de l'école de Granada à Rouyn-Noranda doivent se tenir à 2 mètres de distance, dans la cour d'école tout comme à l'intérieur.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le retour à l’école de plusieurs élèves du primaire en Abitibi-Témiscamingue aura représenté tout un casse-tête. Certains élèves inscrits ne se sont jamais présentés en classe alors que d’autres parents souhaitent maintenant inscrire leurs enfants.

En Abitibi-Témiscamingue, entre 50 % et 60 % des élèves sont de retour dans les écoles dans les cinq commissions scolaires de la région.

Plus d’élèves iront à l'école

Des commissions scolaires de la région nous ont fait savoir que certains parents ont finalement décidé d’inscrire leurs élèves au cours de la dernière semaine. Une situation qui fait en sorte que certaines commissions scolaires doivent ajouter des classes et trouver du personnel enseignant supplémentaire.

À Ville-Marie, 22 élèves se sont ajoutés et une classe a dû être ajoutée. La commission scolaire Harricana à Amos a aussi fait savoir qu’il y aurait une hausse de 1 % du nombre d’élèves la semaine prochaine, soit 57 % des élèves. Certains parents ont aussi fait le contraire et ont décidé de retirer leurs enfants de l’école. Des situations qui nécessitent aussi des changements d’horaire.

À la commission scolaire de l’Or-et-des-Bois, c’est près de 70 élèves qui étaient inscrits, qui ne se sont jamais présentés à l’école alors qu’une douzaine d’autres vont revenir à l’école la semaine prochaine.

La commission scolaire avait aussi décidé de faire une rentrée progressive sur trois jours alors que les élèves sont revenus en petits groupes pour les lors premières journées.

On avait suffisamment de ressources, mais ça été tout un défi de trouver toutes les ressources nécessaires surtout en service de garde puisqu’ils demeurent en classe alors ça exigé beaucoup plus de ressources humaines, mais la rentrée progressive nous a donné deux jours de plus pour les trouver alors ça aidé, affirme Alain Guillemette, directeur général à la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois.

Les élèves s'adaptent facilement

On a des activités, des travaux, des mathématiques, du français, de l’écriture, on fait plein d’affaires vraiment cool. On fait de la pâte à modeler, nous a raconté la petite Océane Laplante, 8 ans, à l’école de Granada à Rouyn-Noranda.

C’est pas difficile de s’adapter. C’est cool, on peut pas tous jouer aux jeux qu’on veut, mais ça va bien, ajoute Audrey-Anne Proulx, 9 ans, qui dit se laver les mains au moins 20 fois par jour.

Dans un cour d'école, des enfants à la queue-leu-leu se tiennent loin les uns des autres.

Les élèves du primaire doivent maintenir deux mètres de distance entre chaque personne.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Les éducateurs et enseignants font preuve d'imagination, dans une autre école, on a pu voir des élèves se promenant avec un bâton de hockey, au bout il y avait un animal en papier qu'ils avaient eux-mêmes fabriqué, les enfants nous ont dit en riant qu’ils lui faisaient prendre une marche.

Il n’y a plus d’échange d’objets entre les enfants alors il faut s’adapter. On s'amuse à trouver des nouveaux jeux qui respectent la distanciation sociale. Les éducatrices, on se pratique entre nous pour les faire avec les enfants ensuite. Il y a même eu un jeu de basket-ball imaginaire, les gens se passaient le ballon et s’amusaient vraiment, affirme la technicienne en service de garde à l’école de Granada, Marie-Pierre Haché.

Des élèves font la file dans une cour d'école.

Les élèves de l'école de Granada à Rouyn-Noranda doivent faire la file à 2 mètres de distance avant de retourner en classe.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Lors de notre passage à l’école de Granada à Rouyn-Noranda, tous les élèves respectaient très bien la distanciation et usaient d’imagination pour s’amuser.

On avait des appréhensions, puis finalement les enfants sont prêts, ils nous écoutent. Les parents leur disent de faire attention, on leur dit, on leur dit à la télévision alors ils sont très bien sensibilisés à ça, assure l’éducatrice en service de garde à Granada, Bianca Daigneault.

Toutes les commissions scolaires de la région nous ont assurés que le retour à l’école s’est très bien passé dans l’ensemble. Tout a été pensé en fonction de la distanciation sociale

Sortir les enfants dehors, il faut s’assurer que les groupes ne se croisent pas en aucun cas alors c’est de la coordination, c’est de l’adaptation, mais ça se fait bien, affirme Marie-Pierre Haché, technicienne en service de garde.

Chaque jour on s’adapte, on améliore des choses, on change des choses pour vraiment que ce soit le mieux pour tout le monde et que tout le monde se sente bien. On ne veut pas contraindre les enfants alors on s’organise pour que tout le monde se sente à sa place, ajoute Bianca Daigneault.

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