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Interdiction des travailleurs étrangers : des usines embauchent des élèves

Plusieurs homards.

Avec le début de la pêche au homard, les usines se préparent à recevoir les premières prises dès dimanche. Des usines à court de main-d'oeuvre à la suite de l'interdiction des travailleurs étrangers temporaires au Nouveau-Brunswick vont tenter d'employer des jeunes.

Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

Radio-Canada

Des transformateurs de homards au Nouveau-Brunswick, désespérés par l’absence de travailleurs étrangers temporaires, embauchent des élèves et des étudiants.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Des transformateurs disent n’avoir que la moitié du personnel nécessaire à la suite de la décision du gouvernement de Blaine Higgs d’interdire le recours aux travailleurs étrangers temporaires dans la province par crainte de la COVID-19.

Russel Jacob, propriétaire de l’usine Pêcheries Westmorland, à Cap-Pelé, reproche au gouvernement de lui avoir coupé l’herbe sous le pied.

Le premier ministre Higgs estime que les chômeurs et les étudiants peuvent exercer certains des 600 emplois habituellement confiés aux travailleurs étrangers temporaires.

Russel Jacob qualifie de perte de temps et d’argent la plateforme de recrutement en ligne lancée récemment par le gouvernement. Elle ne donne aucun résultat, dit-il.

Environ 25 élèves d’écoles secondaires et intermédiaires suivaient une formation préparatoire dans l’usine Westmorland, jeudi, indique M. Jacob. Ils commenceront à travailler lundi. Les tâches les plus faciles leur seront confiées, dit-il.

Le fils de M. Jacob, âgé de 13 ans, est du nombre. Lorsque ses camarades l’ont entendu dire qu’il allait travailler, ils ont postulé à leur tour, explique Russel Jacob, en précisant que ce n’est qu’une solution temporaire.

Les jeunes de l’intermédiaire ont besoin de la permission de leurs parents pour travailler, et ils gagneront environ 13 $ l’heure. Ceux du secondaire gagneront près de 15 $ l’heure.

M. Jacob ne s’attend pas à ce qu’ils soient aussi productifs que les travailleurs étrangers expérimentés.

La pêche printanière au homard dans les Maritimes commence vendredi. Les usines prévoient d’entreprendre la transformation des premières prises dimanche.

Quelques centaines de travailleurs sont regroupés devant l'usine.

L'usine Pêcheries Westmorland emploie habituellement de nombreux travailleurs étrangers temporaires. Les drapeaux de plusieurs pays flottent sur le bâtiment sur cette photo tirée du site Internet de l'entreprise.

Photo : Pêcheries Westmorland

Le propriétaire de l’usine Suncoast Seafood à Grande-Digue, Luc Doiron, affirme que, dans bien des cas, les élèves du secondaire n’exercent pas ce genre d’emploi plus que quelques jours.

M. Doiron souligne qu’il n’a pu recruter que 5 ou 6 travailleurs néo-brunswickois dans le cadre de ses efforts pour remplacer 120 travailleurs étrangers temporaires qui se sont vu interdire l’accès à la province il y a deux semaines.

Il a aussi recruté une vingtaine d’étudiants de l’Université du Cap-Breton qui auront terminé leur quarantaine lundi.

En vertu de l’état d’urgence au Nouveau-Brunswick, les travailleurs d’autres provinces disposant d’une preuve d’embauche peuvent entrer dans la province, mais ils doivent s’isoler pendant 14 jours avant de commencer à travailler.

Luc Doiron estime que son usine ne fonctionnera, au mieux, qu’à 50 % de sa capacité alors que ses concurrents en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard mèneront leurs activités avec une main-d’oeuvre complète.

Jusqu’à 60 % de ses meilleurs travailleurs durant les cinq dernières années provenaient du Mexique, et ils travaillent en Nouvelle-Écosse cette année, ajoute Luc Doiron. Il craint de les perdre pour de bon.

Le gouvernement dit chercher des solutions

Le gouvernement a créé un comité qui travaille avec l’industrie pour trouver des solutions, selon une porte-parole du ministère de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Erika Jutras.

Le comité communique avec plusieurs employeurs par l’entremise de TravailNB et avec des étudiants universitaires, explique-t-elle.

Les offres d’emploi dans l’industrie sont promues auprès des chômeurs et des bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence, ajoute Mme Jutras.

Avec les renseignements de Connell Smith, de CBC

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Nouveau-Brunswick

Industrie des pêches