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Les transports en commun de Toronto perdent 92 millions par mois

Des écriteaux interdisent d'utiliser des sièges dans les transports en commun de Toronto

La CTT a mis en place des mesures strictes de distanciation à bord de ses véhicules lors de la crise du COVID-19.

Photo : CBC/Timothy Neesam

Radio-Canada

Les revenus de la Commission de transport de Toronto (CTT) s’effondrent depuis deux mois sous l’effet de la COVID-19. Une hausse attendue, mais non viable économiquement, liée à la réouverture de certaines activités, doit lui faire retrouver son niveau de service normal.

Les chiffres alarmants ont été révélés mercredi par des dirigeants du transport public de la métropole, lors de la rencontre mensuelle de la direction, qui s’est tenue virtuellement.

Le rapport dessine un portrait général bien pâle, alors que la CTT espère encore un fonds d’urgence, qu’il provienne des gouvernements fédéral ou provincial.

La fréquentation totale a chuté de plus de 80 % depuis le début de la pandémie, avec une baisse de 86 % des validations de cartes Presto pendant la crise.

Le rapport indique que la baisse a causé une perte de 92 millions de dollars de revenus mensuels, même si l'on considère la stratégie de limitation des coûts de la CTT, qui a réduit ses niveaux de service à environ 80 % par rapport à ce qui est typique.

La perte devrait atteindre 300 millions de dollars d'ici la fête du Travail, si le niveau actuel d'achalandage se maintient.

La CTT dépend beaucoup de ses revenus tarifaires

Les gestionnaires de la CTT et les défenseurs du transport en commun ont fréquemment cité la dépendance malsaine du service à l'égard des tarifs passagers, compte tenu de ses faibles subventions gouvernementales par rapport aux autres principaux systèmes de transport en commun.

La Commission avait tablé sur le fait que les tarifs passagers représenteraient tout près des deux tiers de son budget 2020, mais cette source de revenus est en baisse de 86 % depuis la mi-mars.

Le réseau a également perdu des revenus dans ses services de stationnement en zones périphériques, tandis qu’il dépense plus d'argent en équipement de protection individuelle et désinfecte ses véhicules plus fréquemment.

Interrogé sur un éventuel renflouement de la CTT, le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, a exprimé jeudi son soutien, mais ne s'est pas explicitement engagé à dépenser davantage.

Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford.

Photo : La Presse canadienne / Steve Russell

Nous serons à la table. Mais nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous avons besoin du gouvernement fédéral pour nous soutenir. C'est tout simplement trop gros.

Le premier ministre Justin Trudeau a rappelé mercredi que le transport en commun est la responsabilité des gouvernements municipaux et provinciaux, mais il a vaguement fait allusion à la possibilité d'une aide supplémentaire d'Ottawa.

Le gouvernement fédéral sera là pour travailler avec les provinces, notamment pour les soutenir dans leurs domaines de compétence, a-t-il déclaré.

Maintenir la distance physique

Bien que la CTT ait été en mesure de réduire certains coûts au cours de la pandémie, les premiers pas vers la réouverture indiquent qu'elle devra peut-être rétablir ses niveaux de service normaux, et ce bien avant le retour de ses usagers.

Jeudi, le gouvernement provincial a présenté la première étape du plan de déconfinement de l'Ontario, qui permettra à de nombreuses entreprises de rouvrir leurs portes.

Un employé sous contrat avec la CTT montre comment il désinfecte un autobus au moyen d'un pulvérisateur.

En plus de la perte de recettes tarifaires, la CTT dépense davantage pour des mesures de sécurité telles que l'achat d'équipement de protection individuelle et la désinfection plus fréquente des véhicules.

Photo : CBC / Michael Wilson

Le retour graduel de l’achalandage attendu dans les transports en commun forcera la CTT à rétablir un service complet afin de maintenir une distance physique sur ses véhicules.

Si l'achalandage passe de 20 % ces jours-ci à 30 %, la Commission devra rétablir un service complet au lieu des 70 % actuels, afin que les exigences de distanciation physique puissent être maintenues.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC News

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