•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Premières Nations du Yukon préoccupées par le déconfinement

Deux hommes vus de dos et assis à deux tables séparées de deux mètres ou plus regardent un écran où sont affichées les vidéos des autres participants.

Les membres qui participent aux rencontres trimestrielles du Forum du Yukon se sont réunis pour la première fois par vidéoconférence en raison de la pandémie.

Photo : Gouvernement du Yukon/Alistair Maitland

Les Premières Nations du Yukon ont fait part au gouvernement territorial de leurs préoccupations entourant la gestion de crise de la COVID-19. Celles-ci ont l’impression de subir les impacts de la crise sans être impliquées dans la prise de décision pour sa gestion.

Les discussions ont eu lieu dans le cadre du Forum trimestriel du Yukon et à la veille du dévoilement du plan de déconfinement du territoire.

En conférence de presse, le grand chef du Conseil des Premières Nations du Yukon, Peter Johnston, a donné à titre d’exemple le trafic routier d’Américains en route vers l’Alaska.

Nous devons nous assurer à l’avenir que les choses sont faites dans le respect et lentement pour ne qu’on ne se retrouve pas à reculons dans la mise en oeuvre du plan.

Peter Johnston, grand chef, Conseil des Premières Nations du Yukon
Peter Johnston est assis à une table lors d'une conférence de presse.

Le grand chef Peter Johnston souhaite voir davantage de discussions avec les Premières Nations dans la mise en oeuvre du plan de déconfinement.

Photo : Gouvernement du Yukon/Alistair Maitland

Les Premières Nations demandent à être consultées dans le cadre de l'élaboration du plan de déconfinement ainsi que dans sa mise en oeuvre, dit le grand chef Johnston.

À l'exception de la communauté d'Old Crow, toutes les communautés autochtones sont accessibles par la route, souligne Peter Johnston. Il rappelle par ailleurs que les aînés de ces communautés sont particulièrement vulnérables à la pandémie.

Le premier ministre Sandy Silver a affirmé prendre bien note de ces préoccupations, que ce soit celles au sujet des voyageurs qui traversent les communautés ou celles au sujet de la communication des bonnes informations par les officiers de contrôle aux résidents et aux voyageurs.

Sandy Silver parle en conférence de presse.

Le premier ministre du Yukon Sandy Silver croit que les discussions lors du Forum du Yukon auprès des Premières Nations ont été productives.

Photo : Gouvernement du Yukon/Alistair Maitland

Il faut s’assurer de la conformité des ordonnances en vertu de la Loi sur les mesures civiles d’urgence et s'assurer que les Yukonnais reconnaissent qu’en assouplissant les restrictions il est toujours important de prendre des précautions en voyageant dans les communautés et de respecter les exigences de chaque communauté.

Sandy Silver, premier ministre du Yukon

Chaque Première Nation aura par exemple le pouvoir de dicter les conditions entourant la réouverture des campings prévue à partir du 4 juin.

Manque de contrôle des voyageurs

Selon les mesures en place, les automobilistes disposent de 24 heures pour traverser le Yukon le long d’un corridor déterminé sans pouvoir s’arrêter sauf pour faire le plein d’essence.

Mais le grand chef affirme que plusieurs nations sont préoccupées par ce qu’elles perçoivent comme un manque de contrôle imposé à ces nombreux voyageurs de passage.

Un agent en uniforme échange à la fenêtre d'un véhicule récréatif.

Les agents de contrôle du poste de Watson Lake questionnent chaque voyageur avant de les laisser entrer au territoire.

Photo : Gouvernement du Yukon

Il faut reconnaître que les choses ont évolué très rapidement et le territoire n’était pas prêt à y faire face. Nous voulons maintenant adopter un cadre législatif au sein des Premières Nations pour nous assurer que nos droits et nos compétences sont respectés.

Peter Johnston, grand chef, Conseil des Premières Nations du Yukon

Peter Johnston affirme que plusieurs Premières Nations craignent que le déconfinement arrive trop vite sans qu’elles soient prêtes à y faire face.

Certaines aimeraient par exemple pouvoir acquérir elles-mêmes l’équipement de protection sanitaire pour ne pas être dépendantes des gouvernements. D’autres veulent voir les droits transfrontaliers respectés pour les Autochtones en temps de pandémie.

Mais le grand chef se dit tout de même rassuré d'entendre que le plan de déconfinement sera mis en oeuvre par phases et que les discussions entourant les préoccupations énoncées se poursuivront entre le territoire et les Premières Nations.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Autochtones

Politique