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Les centres de recherche, cibles probables d'espionnage, selon le renseignement canadien

Une femme portant un habit de protection manipule des instruments de laboratoire.

La course internationale pour découvrir un vaccin contre la COVID-19 entraîne son lot d’investissements massifs de la part de pays et d’entreprises qui parient sur des projets de recherche.

Photo : The Associated Press / Andrew Harnik

Radio-Canada

Les agences de renseignement canadiennes font état d'un « risque accru d'ingérence étrangère et d'espionnage » au pays « en raison de l'effort extraordinaire de nos entreprises et centres de recherche » en cette période de pandémie.

Dans un rare communiqué commun publié jeudi, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) avertissent que la propriété intellectuelle canadienne liée à la recherche sur le coronavirus constitue une cible de choix.

Il est presque certain que les acteurs parrainés par des États ont [orienté leurs efforts vers de nouvelles cibles] pendant la pandémie et que la propriété intellectuelle canadienne représente une cible précieuse, estime le CST.

Le Centre canadien pour la cybersécurité (CCC), lié au CST, évalue pour sa part que le contexte actuel présente un niveau de risque élevé pour la cybersécurité des organismes de santé canadiens participant à la réponse nationale à la pandémie.

Les agences n'indiquent pas si elles ont eu connaissance d'attaques spécifiques, pas plus qu'elles ne précisent quels États pourraient être les auteurs de ces tentatives.

Washington montre Pékin du doigt

Leur avertissement survient toutefois au lendemain de l'accusation portée publiquement par les services de renseignement des États-Unis à l'égard de la Chine, qu'ils accusent de tenter de pirater la recherche américaine sur des tests de dépistage, des vaccins et des traitements contre le nouveau coronavirus.

Le communiqué du SCRS et du CST mentionne d'ailleurs qu'ils collaborent étroitement avec l'alliance des services secrets du Groupe des cinq (Five Eyes en anglais), dont font partie les États-Unis, ainsi que le Royaume-Uni, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Ils ajoutent partager régulièrement des informations avec nos partenaires, y compris les États-Unis, ce qui a un impact significatif sur la protection de la sûreté et de la sécurité de nos pays respectifs.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, est revenu à la charge mercredi, condamnant dans un communiqué les tentatives de Pékin pour voler la propriété intellectuelle et les données américaines liées à la recherche sur la COVID-19.

Hameçonnage et RVP

Le communiqué commun des agences du renseignement canadiennes fait suite à une alerte lancée par le CST en mars dernier au sujet d'éventuelles attaques en ligne contre le secteur canadien de la santé, notamment les centres de recherche.

À l'époque, le directeur du CCC, Scott Jones, avait signalé que le vol qui cible les informations sensibles des laboratoires de recherche médicale travaillant sur des vaccins ou des traitements liés à la COVID-19 pourrait se faire au moyen de l'hameçonnage ou de l'exploitation des vulnérabilités critiques des réseaux, au moment où un nombre croissant d'employés à domicile se connectent à leur lieu de travail par le biais des réseaux privés virtuels (RVP, VPN en anglais).

Avec les informations de Catharine Tunney, de CBC News

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