•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« On a besoin d'espoir » : les restaurateurs oubliés dans le plan de réouverture ontarien

Chargement de l’image

Alors que Doug Ford a annoncé le plan de réouverture de l'économie ontarienne jeudi, aucune mention n'a été faite de l'industrie de la restauration.

Photo : Radio-Canada

Nicolas Haddad
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Doug Ford a dévoilé jeudi la liste des commerces, des services de santé et des activités sportives qui pourront reprendre leurs activités à compter de mardi prochain.

Mais de nombreux entrepreneurs qui ne figurent pas dans la liste dévoilée jeudi devront patiemment attendre leur tour, et continueront de faire face à l’incertitude quant à l'avenir de leurs commerces.

Chargement de l’image

Selon Shamez Amlani, les petites entreprises du quartier Queen Ouest manquent d'informations pour les aider à planifier leur survie.

Photo : Gracieuseté de Shamez Amlani

Shamez Amlani est déçu qu’aucune mention n’ait été faite par Doug Ford au sujet de l’industrie de la restauration, alors que celle-ci est une des plus touchées par la crise économique entraînée par le coronavirus.

Le propriétaire de deux restaurants au centre-ville de Toronto souligne que les restaurateurs savent bien qu’ils seront les derniers à rouvrir, mais qu’ils ont besoin de plus d’information pour élaborer leurs plans de survie.

« On a besoin de respirer un peu. D’avoir un peu d’espoir. »

— Une citation de  Shamez Amlani, propriétaire de La Palette et de Drom Taverna

Si on me dit que ça sera encore trois mois, je peux fermer maintenant alors, lance M. Amlani, qui est aussi le président de l’Association des commerçants de la rue Queen Ouest. S'il veut concevoir des plans pour adapter son modèle d'affaires, il insiste sur le fait qu’il ne peut pas attendre sans limites.

Ce dernier se demande si son bistro fera bientôt partie du tiers des restaurants au Canada qui ont fermé de façon permanente depuis le début de la pandémie.

Une course contre la montre pour cette salle de boxe

Quant au monde du sport, la boxe et les arts martiaux mixtes ne seront toujours pas autorisés à être pratiqués la semaine prochaine, tandis que d’autres sports comme le tennis, le golf ou l'équitation le seront.

Je veux bien comprendre que pour la boxe, la pratique du sport en soi soit interdite. Mais c'est juste une petite partie de ce qu'on fait, indique le propriétaire de la salle d'entraînement United Boxing Club, Geordanne Compagnie.

Chargement de l’image

Geordanne Compagnie est le propriétaire de United Boxing Club, une salle d'entraînement de sports de combat. Ses clients devront attendre la prochaine annonce de réouvertures du gouvernement provincial.

Photo : Avec l'autorisation de Geordanne Compagnie

Selon l'entraîneur de pugilistes de haut niveau, ses clients sont de plus en plus nombreux à annuler leurs abonnements. Il chiffre la chute des abonnements dans sa salle de sport à 85 % dans les deux derniers mois, sachant qu' une fois que tu perds un membre, c’est très dur de le repister.

« Je dois avoir confiance en le gouvernement, mais j'ai été en attente pendant longtemps. »

— Une citation de  Geordanne Compagnie, propriétaire et entraîneur, United Boxing Club

Depuis la mise en place des mesures de confinement, ses clients fidèles ont eu droit à des entraînements virtuels et à un suivi personnalisé de la part des entraîneurs.

Malgré ce changement dans son modèle d’affaires, Geordanne Compagnie s’inquiète quant à la survie de son entreprise, qui n’a pas reçu l’aide fédérale pour le loyer commercial (AUCLC) ni la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

De nombreux entrepreneurs attendent leur tour

Chargement de l’image

Sophie Angers est la propriétaire du salon de coiffure Le Bigoudi à Toronto.

Photo : Avec l'autorisation de Sophie Angers

Deux semaines, trois semaines, quatre semaines c’est correct… mais à un moment donné, je ne peux pas rester comme ça longtemps non plus, déclare Sophie Angers.

La propriétaire du salon de coiffure Le Bigoudi se demande aussi pourquoi le gouvernement n'autorise pas la réouverture des salons de coiffure, alors que les coiffeurs sont formés pour faire attention aux microbes et pour maintenir des normes de propreté élevées dans leurs espaces de travail.

Chargement de l’image

Un homme se fait couper les cheveux dans un salon de coiffure ouvert à Dallas, aux États-Unis, malgré la pandémie le 24 avril 2020.

Photo : Associated Press / LM Otero

Je pense qu'on est capables d’agir en prenant des précautions sans infecter la population. C’est sûr qu'il y a des risques, mais on voit une personne à toutes les heures, comparées aux pharmacies ou aux supermarchés, estime la coiffeuse qui a vu ses revenus s’évaporer dans les derniers mois.

Selon la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), près de la moitié des PME canadiennes ont vu leurs revenus baisser de 70 % ou plus et deux tiers des entreprises du Canada s’inquiètent de ne pas avoir la liquidité nécessaire afin de payer leur loyer, les salaires et les autres coûts fixes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !