•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un confinement difficile pour de nouveaux arrivants en Abitibi-Témiscamingue

Les participants au souper des fêtes ont préparé un repas typique de leur pays d'origine.

Les rassemblements interculturels sont souvent une façon d'intégrer les nouveaux arrivants, mais sont impossibles en contexte de COVID-19. (archives)

Photo : Amicale interculturelle Sept-Îles

Avec l’arrivée de la COVID-19, les comités d’accueil des nouveaux arrivants ont dû adapter leurs méthodes pour briser l’isolement. Des activités de rencontres et de découverte de la région pour les nouveaux arrivants ont été annulées en Abitibi-Témiscamingue depuis le début des mesures de distanciation.

Pour donner des conseils et rester en contact, le Mouvement de la relève d’Amos-Région (MRAR) multiplie les rencontres virtuelles. Quelques personnes à la fois se connectent à des Café-Zoom sous différents thèmes pour répondre aux questions et faire connaître la culture québécoise.

Au niveau des personnes immigrantes, ce qui a changé pour elles, c’est plus l’isolement. Il y en a qui venaient d’arriver, qui n’ont pas eu le temps de se faire un réseau social. Elles se retrouvent ici isolées dans leur logement et perdent leurs repères. C’est inquiétant ce qui se passe et elles ne savent où aller chercher l’information et il y a beaucoup de désinformation, décrit Mylène Provencher, agente de migration à Place aux jeunes.

Ça nous permet d’être plus proches, même en étant en distanciation sociale et physique.

Diary Gaspard

Originaire de l’île de Madagascar, Diary Gaspard s’est installée à Amos en octobre 2017 pour faire une maîtrise à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

C’est plus le temps du confinement qui a été difficile parce qu’on n’a pas de famille ici, on n’a que des amis, mais pas de personnes vraiment proches. Ç’a été plus difficile, pour moi en tout cas, de m’adapter correctement à la COVID, dit-elle.

Diary Gaspard considère que les ressources d’aide offertes par les organismes de la région et celles de l’université lui permettent de s’adapter plus facilement.

Elle invite les personnes qui ont aussi besoin de se confier et d’échanger à participer, comme elle, aux Café-Zoom du Mouvement de la relève d’Amos-Région.

Une femme sourit devant un décor de l'UQAT.

Diary Gaspard a déménagé en Abitibi-Témiscamingue pour compléter sa maîtrise en écologie à l'UQAT.

Photo : gracieuseté

Tout le monde a de la difficulté à s’adapter au confinement, remarque-t-elle. C’est difficile, donc ce que j’essaie de faire c’est de demander aux étudiants internationaux comme moi, de leur demander ce qui se passe, comment ça va et de leur offrir mon aide et des conseils ou toute autre aide qu’on peut donner en temps de pandémie comme ça.

Mylène Provencher remarque que certaines personnes ont besoin de se confier, d’autres d’avoir de l’aide pour comprendre les points de presse des gouvernements et les nouvelles procédures administratives.

Quand il y a eu une vague où les gens ont perdu leur emploi, ç’a été un événement important. Où aller, comment ça fonctionne, s’ils avaient droit [à la Prestation canadienne d’urgence]. Il y a eu beaucoup de questionnements là-dessus. Au niveau de la nourriture, il y en a qui n’avaient plus un sou, parce qu’on a des travailleurs temporaires, des étudiants étrangers qui n’avaient plus rien, qui avaient perdu leur travail. C’était un peu de ventilation aussi pour venir nous voir, explique-t-elle.

Pour accompagner davantage les personnes immigrantes nouvellement arrivées, le MRAR veut les jumeler avec des citoyens. Le projet a été retardé avec le confinement, mais les personnes intéressées peuvent contacter l’organisme.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Minorités culturelles