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Il y a 40 ans, le mont Saint Helens s'enflammait

L'éruption a causé la mort de 57 personnes et détruit 200 résidences.

L'éruption du volcan du mont Saint Helens, dans l'État de Washington, avait fait 57 morts en 1980.

Photo : Institut américain de géophysique/Austin Post

Le 18 mai 1980, la côte ouest est secouée par une des pires catastrophes naturelles qui aient frappé l'Amérique du Nord : le mont Saint Helens, un volcan de l'État de Washington, s'enflamme après plus de 120 ans de sommeil.

Des tremblements de terre font s'écrouler le flanc nord du volcan. L'explosion de vapeur, de roches, de cendres et de lave ravage 600 kilomètres carrés de forêt, soit l'équivalent de la taille de la ville de Toronto.

Le magma était sous pression à l'intérieur, et le volcan a explosé sur le côté. Ça a surpris les volcanologues, raconte le professeur principal en sciences de la Terre, des océans et de l'atmosphère à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), Brett Gilley.

Nous avions jusqu’alors supposé que les volcans éclataient vers le haut, dit-il.

En plus de tuer 57 personnes, l'explosion a détruit 200 résidences, près de 50 ponts et plus de 300 kilomètres de route.

Au lendemain de l'éruption

Un phénomène qui fascine

Brett Gilley enseignait la géologie en 2004, lorsque le volcan s’est réveillé à nouveau.

Lorsqu'il demande aux étudiants quel phénomène de désastre naturel les fascine le plus, la réponse est presque toujours les tremblements de terre et les éruptions volcaniques. Leur fréquence et leur dangerosité pourraient y contribuer, croit-il.

Ce sont des événements dramatiques, et les images sont incroyables.

Brett Gilley, professeur en sciences de la Terre, des océans et de l'atmosphère à l'UBC
Le mont Saint Helens en éruption, en 2004.

En 2004, une éruption survient de nouveau au mont Saint Helens, qui se trouve à 160 km au sud de Seattle.

Photo : Le département d'agriculture américain

M. Gilley souhaite briser le mythe selon lequel la lave est l’élément à craindre en cas d’éruption. La lave se déplace généralement de manière prévisible et pas si vite. Tant que vous n'êtes pas dans un film, vous pouvez simplement courir sur le côté et l'éviter.

Ce qui inquiète davantage les scientifiques, ce sont les effondrements. Il y a beaucoup d'énergie là-dedans et c'est très instable. Si une partie tombe, ça peut causer d’importants glissements de terrain.

C'est ce qui est arrivé en 1980 avec le mont Saint Helens, rappelle-t-il.

Calme, mais surveillé

Même si le volcan est aujourd’hui calme, les risques d’une nouvelle éruption demeurent.

Quelque chose se passe, les choses bougent, note M. Gilley.

Les sismographes montrent des centaines de tremblements de terre provenant du cratère du mont Saint Helens en 2004.

Les tremblements de terre sont utilisés pour surveiller le niveau d'activité d'un volcan. En 2004, juste avant son éruption, les sismographes en montraient des centaines.

Photo : Getty Images / Craig Mitchelldyer

Nous observons de petits tremblements de terre sous le volcan, inférieurs à la magnitude 1, qui nous indiquent que la lave se déplace et que les rochers s'ajustent.

Brett Gilley, professeur en sciences de la Terre, des océans et de l'atmosphère à l'UBC

M. Gilley croit tout de même qu'on pourrait voir passer plusieurs décennies avant une nouvelle éruption du mont Saint Helens.

Nous n'avons pas de volcans actifs sur la côte ouest. Nous sommes assez en sécurité au Canada.

Pour le moment, conclut-il.

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