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Tourisme Bas-Saint-Laurent doit repenser sa façon de promouvoir la région

Coucher de soleil à Saint-André-de-Kamouraska

L'industrie touristique revoit ses façons de faire pour s'adapter à la situation actuelle (archives).

Photo : Tourisme Bas-Saint-Laurent

« Tout est à recommencer », affirme le directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Levesque, lorsqu'on lui parle de la stratégie de promotion de la région pour l'été 2020.

L'incertitude liée à la pandémie de COVID-19 provoque un véritable casse-tête pour les gens de l'industrie qui souhaitent attirer des touristes cet été.

La levée des barrages routiers du Bas-Saint-Laurent, prévue pour le 18 mai, représente « un pas dans la bonne direction », estime M. Levesque, qui estime cependant qu'il y a beaucoup de pain sur la planche afin de sauver les meubles pour la saison touristique 2020.

Quand la pandémie a commencé, on venait d'envoyer les guides à l'impression. La campagne était toute planifiée. On commençait même à penser à la saison hivernale. Donc on a tout annulé ça, y compris nos partenariats avec Québec maritime, sur le tourisme international, explique M. Levesque.

Ce faisant, le directeur général confirme que tout est au point mort actuellement en ce qui a trait à la promotion de la région. Il y a tellement d'inconnu qu'il reste à déterminer avec la pandémie... plein de questions se posent et nous, pour faire la promotion, ça nous prend des marchés ouverts, renchérit-il.

C'est 60 % de nos entrepreneurs touristiques qui font leur chiffre d'affaires l'été, au Bas-Saint-Laurent.

Pierre Levesque, directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent
Excursion en rabaska au parc du Lac-Témiscouata

Excursion en rabaska au parc du Lac-Témiscouata (archives).

Photo : Radio-Canada

Trop tôt pour les estimations

Du même souffle, Pierre Levesque affirme qu'il est beaucoup trop tôt pour estimer les pertes financières reliées à la pandémie. On est en plein dedans donc on ne le sait pas encore, précise-t-il.

Je peux toutefois vous dire que l'industrie touristique de la région, c'est 345 millions de dollars en retombées économiques annuellement, plus d'un million de visiteurs, 850 entreprises et 8000 emplois. Alors c'est évident que ça va faire mal, laisse tomber M. Levesque.

On souhaite au moins que nos entreprises puissent passer le cap de l'été. S'ils ne peuvent pas avoir de retombées, plusieurs vont devoir fermer. Tout simplement.

Pierre Levesque, directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent
Une famille d'Edmundston se fait prendre en photo près du sous-marin Onondaga à Rimouski.

Le sous-marin Onondaga à Rimouski attire de nombreux visiteurs chaque année (archives).

Photo : Radio-Canada

Joanna Lortie, vice-présidente de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, est l'une des entrepreneures touristiques qui ont bien hâte d'accueillir les visiteurs à nouveau. On va se concentrer sur la clientèle locale pour cette année, dit-elle d'emblée.

Le mois d'avril a été catastrophique pour l'Hôtel Universel. J'ai 300 chambres. On en a loué à peu près 10 par soir. C'est évident qu'on ne fait pas nos frais. On parle d'une baisse de 90 % et d'une perte d'un million de dollars, environ, pour le mois d'avril, se désole Mme Lortie.

Habituellement, 200 personnes travaillent à l'hôtel. Présentement, c'est plutôt 8 ou 9 personnes. Alors oui, de pouvoir accueillir des visiteurs de nouveau, c'est bienvenu.

Joanna Lortie, vice-présidente de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup

Cela dit, Mme Lortie comprend les préoccupations qu'ont certains citoyens à l'égard de citoyens des grands centres. Elle souhaiterait cependant que les gens soient un peu plus sages dans leurs commentaires à cet égard.

Je pense que le message a été mal transmis. Ce n'est pas qu'on ne veut pas voir les gens de Montréal. C'est qu'on veut être certain de bien le faire, dans un environnement sécuritaire, au bon moment, indique Mme Lortie.

Peu importe quand et comment les visiteurs arriveront au Bas-Saint-Laurent, Joanna Lortie se dit fin prête. Le personnel est formé sur les consignes à respecter, on est prêt à informer nos clients des procédures aussi. On est là!, conclut-elle.

En attendant, Joanna Lortie, tout comme Pierre Levesque, a hâte d'entendre ce que la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, aura à proposer aux entreprises touristiques pour les aider à passer à travers la crise.

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