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Les places boursières américaines se ressaisissent en fin de journée

Près de 3 millions d'Américains se sont inscrits à l'assurance-emploi en une semaine, pour un total de 36,5 millions depuis le début de la crise.

Deux Américains entrent dans un immeuble qui abrite un commerce annonçant sa fermeture.

Les mesures de confinement ont fait mal à l'économie américaine. Plus de 36 millions de personnes ont perdu leur emploi depuis la mi-mars.

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Radio-Canada

Les principaux indices boursiers nord-américains ont terminé en zone positive jeudi en dépit de l'hésitation des investisseurs, ébranlés par la publication de données inquiétantes sur l'emploi aux États-Unis et des perspectives plutôt sombres de la Banque centrale américaine sur les impacts économiques de la crise de la COVID-19.

C'est ainsi qu'après avoir perdu plus de 1,3 % de sa valeur en matinée, le Dow Jones, indice phare de la Bourse de New York, est passé en zone positive au cours de l'après-midi pour clôturer la séance de jeudi en hausse de 1,62 %, affichant un gain de plus de 377 points.

Le scénario a été sensiblement le même pour le S&P 500 qui a lui aussi amorcé la journée par une baisse de plus de 1 % pour finalement la finir par un gain de 1,5 %.

Le NASDAQ a quant à lui terminé l'exercice en hausse de 0,91 %, soit une augmentation de 80,5 points.

À la Bourse de Toronto, l'indice composite S&P/TSX n'a pas connu une telle embellie. Après avoir perdu plus de 1,9 % de sa valeur en début de séance, l'indice n'a pas réussi à repasser en zone positive, affichant un recul de 0,04 % en fin de journée.

En Europe, les pertes du jour ont atteint 1,3 % pour le DAX allemand, tandis qu'à Paris, le CAC 40 accusait un recul de 1,65 %. À Londres, le FTSE 100 a subi les pertes les plus importantes avec un recul de 2,75 % de sa valeur.

En Asie, le Nikkei 225 a perdu 1,7 % à Tokyo, le Hang Seng 1,5 % à Hong Kong, et le Kospi 0,8 % à Séoul. La Bourse de Shanghai a cédé pour sa part près de 1 %, tandis que les marchés australiens ont fondu de 1,7 %.

Déprimés par la pandémie de coronavirus qui s'éternise et les perspectives d'une crise économique mondiale sans précédent, les grands indices boursiers ont piqué du nez mercredi, après que le président de la Fed, Jerome Powell, eut déclaré que les dommages de la pandémie sur l'économie américaine pourraient être durables et qu'il faudrait peut-être de nouvelles aides, en plus des quelque 2900 milliards de dollars de soutien déjà débloqués.

Avant l’ouverture des marchés, le département américain du Travail a pour sa part annoncé que 2,98 millions d’Américains ont présenté une demande d’assurance-emploi la semaine dernière, alors que les économistes en attendaient 2,5 millions.

Cela porte à 36,5 millions le nombre de personnes qui se sont inscrites au chômage depuis l'arrêt brutal de l'économie, à la mi-mars, avec la mise en place de mesures massives de confinement pour contenir l'épidémie dans le pays. Le taux de chômage s'est hissé à 14,7 %, son niveau le plus haut depuis 80 ans.

Dans une entrevue accordée à Fox Business jeudi matin, le président Donald Trump a par ailleurs lancé de nouvelles salves contre la Chine, dont il critique sévèrement les agissements en lien avec la pandémie, après les avoir encensés au départ.

Interrogé sur les différentes mesures de rétorsion qu'il pourrait prendre à son égard, il s’est montré menaçant. Il y a beaucoup de choses que nous pourrions faire. Nous pourrions rompre toute relation, a-t-il laissé tomber.

M. Trump a aussi affirmé jeudi qu'il ne souhaitait pas, pour le moment, parler à son homologue chinois Xi Jinping, se disant très déçu par l'attitude de Pékin face au coronavirus.

J'ai une très bonne relation [avec lui] mais pour le moment, je ne veux pas lui parler, a-t-il déclaré.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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