•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Transformer sa garderie traditionnelle en milieu de garde en nature

Une femme qui porte un masque joue à la marelle avec une fillette.

Danielle St-Pierre, une éducatrice en milieu familial de Trois-Rivières, a converti son milieu de garde en garderie en plein air.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Radio-Canada

Une éducatrice en milieu familial de Trois-Rivières a converti son milieu de garde en garderie en plein air, entre autres pour faciliter le respect des consignes de distanciation physique.

Danielle St-Pierre, responsable de la garderie Mer et mousse, à Trois-Rivières, a investi au-delà de 2000 $ pour réaliser des travaux d'aménagement.

La distanciation malheureusement, avec les enfants, c'est impossible, soutient Danielle St-Pierre. À l'intérieur, les enfants se promènent, touchent aux murs partout, les cadrages de portes, les poignées de porte. J'ai dit : "Tiens, on va profiter de cette occasion-là".

Les enfants n'entreront dorénavant plus dans la maison, sauf à l'occasion pour la sieste.

En moins de deux semaines, elle a installé une cuisine à l'extérieur, avec un four à convection, un réfrigérateur et un lavabo avec l'eau courante. Elle a aussi prévu un coin toilette et un chauffe-terrasse pour les journées plus froides.

L'éducatrice a ainsi voulu réduire les risques de propagation du virus qui auraient été encourus en étant à l'intérieur, dans un endroit clos.

Le fait d'être à l'extérieur lui permet aussi de limiter les surfaces à désinfecter le soir venu.

Partout au Québec, des bureaux coordonnateurs représentent le ministère de la Famille, et ont à ce titre un pouvoir d'inspection et d'évaluation. Le bureau local a donc validé et approuvé la conformité des nouvelles installations de la garderie Mer et mousse.

Un modèle peu répandu au Québec

Danielle St-Pierre souligne que les pays scandinaves sont à l'avant-garde à l'égard des garderies en plein air ou en forêt. Ce sont pourtant des modèles très peu répandus au Québec.

Sébastien Rojo est chargé de cours à l'UQTR et directeur général de l'entreprise Ex Situ Expérience. Il s'intéresse aux bienfaits du jeu extérieur chez les tout-petits depuis une quinzaine d'années.

S’il y voit des avantages possibles, il prévient que tenir des activités dehors ne suffit pas à tirer tous les bienfaits.

« Si on ne change pas nos façons de faire, notre pédagogie, on va juste faire du traditionnel, c’est-à-dire ce qu'on faisait à l'intérieur transposé à l'extérieur, explique-t-il. Est-ce que les impacts seront significatifs? Pas vraiment. Il y a tout un nouveau design pédagogique à avoir. »

Il prend pour exemple une activité de dessin organisée dehors pour les enfants. Pourquoi ne pas utiliser des éléments de la nature pour produire une œuvre, ce qui permet de connecter le jeune, l'enfant, à son environnement naturel, suggère-t-il.

Sébastien Rojo croit qu'il est possible de maximiser une présence en plein air, été comme hiver. C'est principalement une question selon lui de sensibilisation et de volonté politique.

D'après un reportage de Marie-Ève Trudel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Éducation préscolaire