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Des respirateurs provenant de la Chine ne répondent pas aux normes de filtration

Un petit sac en plastique contenant un respirateur KN95.

Certains masques filtrants, y compris des KN95, pourraient ne pas satisfaire aux normes de sécurité et d'efficacité de Santé Canada.

Photo :  Capture d’écran

Solveig McClure Poirier

Certains masques fabriqués en Chine qui devraient filtrer 95 % des particules en suspension dans l’air en filtreraient beaucoup moins et dans un cas à peine 1 %, prévient Santé Canada. L'institution fédérale demande aux établissements de soins de santé de vérifier leurs inventaires et de ne pas utiliser ces masques comme respirateurs.

Certains masques KN95 [norme chinoise équivalente au N95] testés par l'Institut national de la sécurité et de la santé au travail américain (NIOSH) ne répondent pas aux spécifications de filtration à 95 %, avise le ministère.

« Santé Canada ne peut raisonnablement conclure que les avantages associés à la disponibilité au Canada du respirateur à masque filtrant KN95 l'emportent sur les risques », indique un bulletin daté du 11 mai (Nouvelle fenêtre) (en anglais) et envoyé aux entreprises canadiennes qui sont autorisées à importer ou distribuer des fournitures destinées aux hôpitaux ou autres établissements de santé.

Un avis public, intitulé Renseignements importants concernant l'aspect sécuritaire de certains masques filtrants (Nouvelle fenêtre) indique lui aussi que le ministère a demandé aux entreprises de cesser la vente de ces masques et de réétiqueter les produits comme étant des masques faciaux, plutôt que des respirateurs.

Santé Canada demande aux établissements de santé canadiens de vérifier leurs inventaires contre une liste publiée de masque KN95 non-conformes publié par le NIOSH, qui relève des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis.

Augmenter la disponibilité

Pour les travailleurs dans les milieux hospitaliers pendant la pandémie de COVID-19, les masques N95 sont devenus la norme en matière d'équipements de protection individuelle, car ils sont conçus pour filtrer au moins 95 % des particules en suspension dans l'air. Le virus qui cause la COVID-19, le SRAS-CoV-2, se transmet justement par de telles particules.

Les masques qui font l'objet de l'avis sont fabriqués selon la norme chinoise KN95, qui exige un pouvoir de filtration de 95 % des particules. Mais les tests du NIOSH ont révélé que plusieurs masques en filtraient beaucoup moins et dans un cas à peine 1 %.

L’autorisation d'utiliser les masques KN95 à des fins médicales a été donnée en raison de la pandémie, selon le site Web de Santé Canada. Pour accroître la disponibilité des respirateurs N95 pendant la pandémie, des normes alternatives équivalentes peuvent également être acceptables […] cela inclut les respirateurs KN95.

Cependant, écrit Santé Canada, des tests récents effectués par le CDC ont soulevé des problèmes avec certains respirateurs KN95 [en particulier avec ceux qui s’accrochent derrière les oreilles] et qui posent une difficulté à obtenir un ajustement approprié, ce qui est essentiel pour l'utilisation.

Plus tôt ce mois-ci, le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a pris une décision semblable à celle de Santé Canada. Une liste de produits fabriqués par des dizaines de fabricants chinois a été publiée déclarant qu'ils « ne sont plus autorisés ». La FDA avait commencé à en autoriser la vente à des fins médicales au début d’avril.

Des milliers de masques sous la loupe

Malgré l'inquiétude suscitée par la qualité de nombreux masques KN95, Ottawa affirme que « cette mesure ne s'applique pas aux respirateurs KN95 achetés par le gouvernement du Canada et testés par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) ».

Les autorités ajoutent qu'avant d'envoyer des masques aux travailleurs de première ligne, ils sont soumis à des tests de qualité, y compris une « inspection visuelle pour vérifier les défauts de conception et de construction, et des tests pour confirmer qu'ils répondent aux spécifications de filtrage ».

La semaine dernière, Ottawa a révélé qu'elle avait suspendu l'expédition de millions de masques fabriqués en Chine parce qu'ils ne répondaient pas aux normes requises.

Avec des informations de Geoff Leo

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