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Des élus bas-laurentiens saluent le maintien des barrages sur la Côte-Nord

Des policiers en dossards jaunes fluo sont l'un en arrière de l'autre vis-à-vis des cônes, debout sur la route.

Un point de contrôle routier est en place depuis un mois et demi à La Pocatière.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Radio-Canada

Le président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL), Michel Lagacé, se réjouit de la décision de la santé publique de la Côte-Nord de maintenir les contrôles routiers pour une plus longue période que ce qui était initialement prévu. Les contrôles routiers demeureront en place jusqu'au 31 mai à Tadoussac et à Sacré-Coeur plutôt que jusqu'au 18 mai.

Selon le plan de déconfinement des régions présenté par le gouvernement à la fin du mois d'avril, les contrôles routiers doivent être levés le 18 mai aux frontières du Bas-Saint-Laurent.

Les préfets et les maires des grandes villes du Bas-Saint-Laurent, sauf celui de Rimouski, ont demandé à la santé publique régionale de réévaluer son plan de réouverture de la région puisqu'ils estiment qu'elle serait faite trop rapidement.

Michel Lagacé pense que la décision de la Côte-Nord doit alimenter la discussion sur la rive sud du fleuve. Ça relance la nécessité d'avoir de nouveau des discussions régionales sur les enjeux, soutient-il.

Je sais qu'en Gaspésie, il y a aussi des préoccupations en lien avec la levée des barrières à La Pocatière. Je sais qu'il y a eu des contacts avec les autorités, le bureau du premier ministre, dans les dernières heures.

Michel Lagacé, président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent

Une pétition électronique réclamant le maintien des barrages routiers à La Pocatière a recueilli près de 22 000 signatures au moment de publier ce texte.

Le conseil municipal divisé à Rimouski

La conseillère municipale du district du Bic, à Rimouski, Virginie Proulx, souhaite le maintien, pour un certain temps, des contrôles routiers qui limitent l'accès au Bas-Saint-Laurent.

Je pense [...] que ce serait bien qu'il y ait une réflexion et que l'on soit au courant des raisons pour lesquelles ils ont décidé d'ouvrir la région lundi. On n'est même pas au courant. On ne nous donne pas les raisons officielles.

Virginie Proulx, conseillère municipale du district du Bic

Par cette déclaration, elle adopte une position contraire à celle du maire, Marc Parent.

Des voitures arrêtées et un policier sur la route 132.

Les contrôles routiers sont en place depuis le 28 mars aux frontières du Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

M. Parent estime que la santé publique est mieux placée que les politiciens pour décider, sur la base d'une approche scientifique, de la nécessité ou non de maintenir les contrôles routiers au-delà du 18 mai.

Virginie Proulx affirme que sa prise de position traduit les inquiétudes exprimées par plusieurs citoyens.

Je ne suis pas une spécialiste en santé publique, évidemment. [...] Je pense qu'il y a des gens qui se [demandent] : "Pourquoi on ouvre là?" Alors que l'on vient d'ouvrir les écoles, alors que la région n'est pas encore tout à fait déconfinée. Donc, c'est comme si c'était fait dans un drôle d'ordre, puis ça ne semble pas logique, avance-t-elle.

D'après les informations de Denis Leduc

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