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L’École Saint-Vital de Beaumont a besoin d’argent pour ses espaces communautaires

Trois petites maisons l'une à côté de l'autre, sur un terrain asphalté. Il y a un panier de basket et trois enfants qui courent au loin.

L'École Saint-Vital compte 116 élèves, de la prématernelle jusqu'à la huitième année. Ses locaux sont répartis dans sept maisonnettes.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lévesque

L'École Saint-Vital de Beaumont, en Alberta, essuie un refus de financement des espaces à la petite enfance qui étaient prévus dans ses nouveaux locaux dans le cadre du Plan d’action fédéral pour les langues officielles. Cette décision ne remettra pas en cause et ne retardera pas la construction de la tant attendue école francophone. Toutefois, les parents ne comprennent pas la raison du refus.

C’est clair qu’on est très déçu, admet la porte-parole du conseil d’école de l’établissement et mère d'élève, Mélanie Brochu.

Comme bien d’autres, elle ne s’attendait pas à ce que le financement des espaces à la petite enfance soit refusé six mois après que le gouvernement albertain eut validé la construction d’une nouvelle école francophone à Beaumont.

Incompréhension

C’est par l’intermédiaire de la province que le Conseil scolaire Centre-Nord avait demandé que des locaux réservés à la garderie et à la petite enfance soient financés dans le cadre du Plan d’action fédéral pour les langues officielles.

C'est un peu la porte par laquelle on nous permet d'avoir des espaces communautaires dans les lieux scolaires , explique le directeur général du conseil scolaire, Robert Lessard. Nous, on visait surtout la petite enfance, car c'est un besoin important dans la communauté de Beaumont et ça nous permet aussi une porte d'entrée vers l'école francophone.

Au moment de la rédaction de ces lignes, M. Lessard n'était pas en mesure d'expliquer le pourquoi du refus du programme fédéral.

Nous avons reçu récemment la réponse de la part du gouvernement provincial. C’est eux qui font la demande officielle auprès du gouvernement fédéral, poursuit-il.

S’il est lui aussi déçu, M. Lessard se dit également optimiste à l’idée de travailler prochainement avec les deux ordres de gouvernement pour mieux comprendre la décision.

Du côté de la province, le ministère de l’Éducation affirme qu'il a appuyé le projet, mais qu’Ottawa y a mis un frein. Une réponse qui n’allège pas la profonde déception de la présidente de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), Gillian Anderson.

Nous sommes très inquiets.

Une citation de :Gillian Anderson, présidente, FPFA

C'est la responsabilité des deux gouvernements de négocier une entente de financement pour la nouvelle école pour créer des espaces à la petite enfance, ajoute-t-elle.

Selon elle, l’incompréhension est d’autant plus grande que d’autres écoles francophones ont pu bénéficier du coup de pouce d’Ottawa pour les mêmes projets.

Medicine Hat a eu ce financement, Brooks a eu ce financement, et l’École À la Découverte, à Edmonton, a aussi eu ce financement. Pourquoi est-ce que les gouvernements provincial et fédéral ne peuvent pas s’entendre pour Beaumont, s’interroge-t-elle.

La communauté scolaire de Beaumont possède plusieurs jeunes familles. Il s’agit d’une des rares municipalités en Alberta qui se déclarent bilingues, alors, il semble essentiel de créer un espace pour la petite enfance dans un milieu francophone pour assurer aussi un développement de sa communauté.

Une citation de :Gillian Anderson, présidente, FPFA

Patrimoine canadien n’était pas disponible pour répondre à nos questions. Mais, déjà, le conseil scolaire explore d’autres options, notamment auprès de la Municipalité de Beaumont qui se serait montrée désireuse de financer ces espaces communautaires.

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