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L'aide d'Ottawa ne suffit pas à calmer les inquiétudes de l'industrie touristique

La ville de Percé avec le Rocher Percé en arrière-plan.

Percé fait partie des quelque 300 villes au Canada qui dépendent du tourisme pour plus de 15 % de leurs emplois locaux.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'aide financière annoncée par Ottawa pour les petits employeurs des régions qui œuvrent notamment en tourisme est bien reçue dans l'Est-du-Québec, même si plusieurs questions demeurent sans réponses.

Développement économique Canada a dévoilé mercredi qu'une aide de 211 millions de dollars serait acheminée aux entreprises des régions québécoises qui ne peuvent profiter des autres programmes fédéraux annoncés jusqu'ici.

Le directeur général de Tourisme Côte-Nord, Mario Leblanc, indique que cette aide devrait prendre la forme de prêts de 40 000 dollars pour les petites et moyennes entreprises.

Ce sont des sommes intéressantes qui vont combler beaucoup de besoins d'entreprises, avance-t-il.

Cependant, les entreprises ont plus besoin d'aide non remboursable, mais faute d'en avoir, je pense que ça va être une aide qui va être bien reçue et utilisée, ajoute M. Leblanc.

Or, trop de questions demeurent sans réponse pour se réjouir, selon le chef d'Escale Gaspésie, Stéphane Sainte-Croix.

Stéphane Sainte-Croix en entrevue devant le fleuve.

Stéphane Sainte-Croix attend encore des précisions quant aux modalités de l'aide annoncée par Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Reste à voir les modalités, reste à voir comment on va appliquer cela à l'intérieur de notre contexte saisonnier et d'espérer qu'on utilise les fonds à bon escient pour appuyer l'entreprise, indique-t-il.

C'est pas plus simple aujourd'hui pour un entrepreneur de prendre une décision d'affaires considérant l'incertitude pour la prochaine saison et l'accès au marché québécois, souligne M. Sainte-Croix.

On s'entend pour dire que si Montréal demeure inaccessible, ça ampute de beaucoup le volume touristique potentiel des régions et ça a un impact sur la capacité d'opérer des entreprises, et en bout de ligne, leur pérennité.

Stéphane Sainte-Croix, chef d'Escale Gaspésie

Par ailleurs, des élus gaspésiens s’impatientent et demandent également au gouvernement du Québec de présenter rapidement un plan d'action en vue de la prochaine saison touristique.

Si on roule à tourisme réduit, ça veut dire effectif réduit, ça veut dire aussi non rentabilité de plusieurs entreprises. C'est plein de questionnements que les gens de l'industrie ont, mais malheureusement nous sommes à la mi-mai et pas de réponse encore, déplore le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Du côté fédéral, des annonces spécifiques à l'industrie touristique et à celle des pêches sont aussi attendues.

Avec les informations de Bruno Lelièvre et Alexie André Bélisle

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