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L’aide médicale à mourir sera permise à la nouvelle Maison Albatros

Deux personnes debout devant une bâtisse dont la construction n'est pas terminée.

L'entrée principale de la nouvelle Maison Albatros, à Trois-Rivières, prend forme.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Les patients qui entrent à la Maison Albatros, à Trois-Rivières, pour des soins palliatifs et qui décident durant leur séjour d’obtenir l’aide médicale à mourir pourront la recevoir. Ils n’auront plus besoin d’être transférés à l’hôpital, comme c’est le cas présentement.

Par contre, la Maison Albatros n’accueillera pas les gens qui ont déjà demandé l’aide médicale à mourir.

Le conseil d’administration s’est notamment inspiré de ce qui se fait actuellement à la Maison René-Verrier à Drummondville.

La mission de la Maison, c’est les soins palliatifs, on veut que ça conserve ce premier but-là. Par contre, les gens qui, en cours de route, vont le demander n’auront plus besoin de partir d’ici et aller à l’hôpital, comme ça pouvait se faire avant, donc on va les accompagner dans cette démarche-là ici, explique le président du conseil d'administration de la Maison Albatros, Denis Côté.

Cette nouvelle politique entrera en vigueur au plus tard en janvier 2021, pour laisser le temps au personnel de se familiariser avec la procédure et pour former les bénévoles et employés à accompagner les patients et leurs familles dans ce processus.

Denis Côtés affirme que les installations seront plus adéquates pour offrir l'aide médicale à mourir. La façon [dont] les chambres sont faites, leur grandeur, ça va pouvoir se prêter à cela, dit-il.

L'homme debout dans une cour.

Le président du C. A. de la Maison Albatros, Denis Côté, trouve que l'environnement extérieur de la nouvelle bâtisse est merveilleux.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

La Maison Albatros accueille plus d’une centaine de personnes par année. Les gens de toute la région peuvent y séjourner gratuitement. Les places sont financées à 60 % par le gouvernement du Québec à 40 % par des dons.

D'ici la fin de l'année 2020, 16 maisons de soins palliatifs sur 35 vont donner accès à l'aide médicale à mourir, selon l'Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec.

La Maison Aline-Chrétien, à Shawinigan, accepte tous les patients en fin de vie, qu'ils aient déjà choisi l'aide médicale à mourir ou non.

Ouverture retardée d’un mois

La construction de la nouvelle Maison Albatros a été retardée en raison de la crise de la COVID-19 qui a entraîné l’arrêt des chantiers.

Le chantier de construction de la nouvelle Maison Albatros.

La nouvelle Maison Albatros devait accueillir ses premiers résidents au début juin, mais ce sera finalement au début juillet, en raison de la pandémie de la COVID-19 qui a paralysé les chantiers de construction.

Photo : Radio-Canada

Il s’agit d’un projet de trois millions de dollars.

La salle à manger et la cuisine.

La cuisine et la salle à manger seront plus grandes qu'à l'ancienne Maison Albatros.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

La nouvelle Maison Albatros pourra accueillir 10 patients en fin de vie au lieu de six.

Porte qui donne sur un jardin avec la DG de la Maison Albatros, Julie Corbert.

Les patients pourront sortir dehors par cette porte, en restant dans leur lit.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Si on nous a accordé 10 lits, c’est parce qu’effectivement, les besoins dans notre communauté sont là. C’est pour ça qu’on a agrandi aussi parce qu’on veut pouvoir offrir un environnement de cette qualité-là à des gens qui ont un dernier bout de route à faire, affirme la directrice générale Julie Corbert.

La résidence comptera toutefois 12 chambres. L’organisme souhaite obtenir l’autorisation et le financement de Québec pour accueillir deux autres personnes de plus.

Un lavabo et une toilette.

Il y aura une salle de bain dans chaque chambre, alors que dans la maison actuelle, il y a une salle de bain pour 6 personnes. De plus, les accompagnateurs auront aussi accès à une salle de bain ailleurs dans la Maison Albatros.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Parmi les nouveautés, notons que chaque chambre aura sa propre salle de bain. Il y aura aussi un lit d’appoint dans chaque chambre pour les accompagnateurs des résidents.

Un lit incrusté dans un mobilier et une table de travail.

Les lits d'appoint s'ouvrent et se ferment. Il y a aussi un espace de travail.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

La Maison Albatros a présentement une quinzaine d’employés et prévoit en avoir une vingtaine dans la nouvelle maison.

Activités restreintes en raison de la COVID-19

En raison de la pandémie de la COVID-19, qui empêche la Maison Albatros d'avoir autant de gens que d'habitude dans l'établissement et par souci de respecter les consignes de précautions sanitaires, seules quatre personnes en fin de vie sont admises sur place, au lieu de six.

Certains patients se sont donc vu refuser l'accès à la Maison Albatros, à Trois-Rivières.

La Maison Albatros ne sait pas combien elle pourra en recevoir dans les nouveaux lieux. Tout dépendra des consignes en place à ce moment-là.

Une salle qui a une fenêtre sur l'extérieur.

La nouvelle Maison Albatros comportera des salles où les familles pourront se réunir.

Photo : Radio-Canada / Marilyn Marceau

Petit baume pour les familles : malgré la pandémie, la Maison permet tout de même aux proches des patients de les voir.

Ils doivent y aller un à la fois, en respectant les consignes de sécurité liées à la COVID-19.

La Maison Albatros a accès au programme de subventions salariales pour ses employés.

Campagne de financement plus difficile

La construction de la nouvelle Maison Albatros, tout près de l’ancienne résidence, est un projet de trois millions de dollars, financé en très grande partie par des dons.

La Maison Albatros a prévu amasser cet argent, sur cinq ans, d’ici 2023.

La crise de la COVID-19 rend toutefois la campagne de financement plus difficile. Le grand spectacle à l’Amphithéâtre Cogeco, prévu à la toute fin de l’été a dû être annulé.

L’an dernier, ce spectacle-bénéfice, où Mario Pelchat et Laurence Jalbert étaient les invités, avait permis d’amasser près de 100 000 $. Un cocktail-bénéfice a aussi dû être annulé.

Malgré tout, le président du conseil d’administration est optimiste de pouvoir atteindre l’objectif, même si, dit-il, il faudra redoubler d’efforts pour attirer les dons.

On devrait réussir, affirme Denis Côté. Il ajoute que c’est une période qui est plus difficile, notamment pour les entreprises, mais Trois-Rivières, ce sont des gens de coeur.

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Mauricie et Centre du Québec

Aide médicale à mourir