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Écrasement en Grèce : des ratés informatiques ont déjà cloué les Cyclone au sol

Un hélicoptère se pose sur un navire en mer.

La flotte d'hélicoptères Cyclone de l'armée canadienne a été clouée au sol pendant neuf semaines en 2017, en raison d'un problème de logiciel.

Photo : Forces armées canadiennes / Matelot de 3e classe Raymond Kwan

Radio-Canada

Les problèmes informatiques qui ont déjà cloué au sol la flotte d'hélicoptères Cyclone, dont l'un s'est écrasé en mer Méditerranée, à la fin d'avril, tuant six militaires canadiens, pourraient constituer la première piste de l'enquête qui doit faire la lumière sur la cause de l'accident.

Le CH-148 Cyclone possède ce que l'armée de l'air appelle un système de commandes de vol à triple redondance. La redondance est un principe de duplication en ingénierie qui vise à garantir le fonctionnement d'un système critique en tout temps.

Or, lors d'une mission de formation au large de la Nouvelle-Écosse en 2017, les trois systèmes de commandes de vol d'un CH-148 sont momentanément tombés en panne.

L'incident a été considéré comme une défaillance majeure, à tel point que toute la flotte a été clouée au sol pendant neuf semaines.

À l'époque, l'armée avait déclaré publiquement qu'un « incident sévère » était survenu, réinitialisant les systèmes de commandes en plein vol, ce qui avait fait perdre brièvement de l'altitude à l'appareil de manière inattendue. Le pilote avait toutefois réussi à reprendre la maîtrise de l'appareil et à atterrir en toute sécurité.

Selon un expert de la défense, cet incident pourrait se révéler crucial pour aider à comprendre ce qui a pu se produire le 29 avril dernier, lorsqu'un hélicoptère Cyclone qui transportait six militaires canadiens s'est abîmé dans la mer Ionienne, en Grèce, en tentant de regagner son navire d'attache, la frégate NCSM Fredericton, après une mission de formation de l'OTAN.

Des militaires arborant un masque portent le cercueil de l'enseigne de vaisseau de première classe Abbigail Cowbrough lors de la cérémonie à la mémoire des victimes de l'écrasement de l'hélicoptère CH-148 Cyclone.

Une cérémonie en hommage aux six militaires qui ont perdu la vie – quatre membres d'équipage et deux marins – a été tenue le 6 mai dernier.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

La défaillance des systèmes de commandes de vol survenue en 2017 pourrait effectivement s'avérer importante advenant que les enquêteurs concluent qu'une erreur humaine ne peut pas être à l'origine de l'écrasement, estime Michael Byers, analyste des politiques de défense à l'Université de la Colombie-Britannique.

On ne sait pas exactement ce qui s'est produit, mais [les informations à ce jour] suggèrent un changement sur le plan de la maîtrise de l'appareil... Quelque chose s'est mal passé, soit un problème informatique, soit une erreur de pilotage, mais cela semble peu probable.

Michael Byers, analyste des politiques de défense à l'Université de la Colombie-Britannique

Après l'écrasement, une « pause opérationnelle » a été imposée aux 18 Cyclone que possèdent les Forces armées. Essentiellement, la flotte est de nouveau immobilisée pendant que les enquêteurs analysent les données des enregistreurs de vol de l'appareil.

La semaine dernière, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a déclaré que l'enquête pourrait prendre un an, ou plus.

Avec les informations de CBC

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