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Diffusion en continu : le pari risqué de Quibi, un échec jusqu’à maintenant

Le logo de Quibi, un Q stylisé.

Spécialement conçu pour les plateformes mobiles, Quibi propose une programmation originale, de qualité hollywoodienne, avec des épisodes de 10 minutes ou moins.

Photo : Quibi

Radio-Canada

Attendu depuis des mois et lancé en avril dernier, le nouveau service de diffusion en continu Quibi, qui offre des contenus de 10 minutes ou moins seulement, est loin d’obtenir le succès espéré par ses richissimes investisseurs.

Le service est conçu pour les appareils mobiles et n’est disponible que sur ceux-ci. Il a été bâti dans l’optique de séduire un public composé de personnes qui n'ont le temps de regarder que de courtes vidéos, dans les transports au commun, ou lors d’une pause au travail, par exemple. Un public qui n’existe à peu près pas en temps de confinement.

Même avec une période d’essai gratuite de 90 jours aux États-Unis (14 jours au Canada, sauf au Québec), l’application n’a été téléchargée que 3,5 millions de fois et compte seulement 1,3 million d’utilisatrices et utilisateurs actifs, selon Quibi. Et tout ça, malgré la brochette impressionnante de vedettes et de cinéastes réunie pour ses productions de lancement, dont Steven Spielberg, Idris Elba, Chrissy Teigen et Jennifer Lopez.

Démonstration de l'image qui s'adapte au format horizontal et vertical d'un téléphone dans l'application Quibi.

Dans l'application, conçue pour les appareils mobiles, si on bascule le téléphone de l'horizontale à la verticale, et inversement, l'image s'adapte au nouveau format.

Photo : Quibi

Ce n’est pas près de ce que nous voulions, a affirmé en entrevue au New York Times (Nouvelle fenêtre) le fondateur de l’entreprise Jeffrey Katzenberg. Les attentes étaient beaucoup plus élevées pour la nouvelle aventure appuyée par des studios hollywoodiens, dont est issu Katzenberg, et des entreprises comme le géant chinois du commerce électronique Alibaba. Plus de 1,75 milliard $ US en financement avaient été amassés.

Quibi comptait se rendre à 7 millions d’utilisateurs et utilisatrices et à des revenus d’abonnement de 25 millions $ US dans sa première année, des prévisions qui devront être ajustées.

En attente du retour à une vie plus normale

Jeffrey Katzenberg n’hésite pas à désigner la crise de la COVID-19 comme seule responsable des piètres résultats de son entreprise depuis son lancement.

J’attribue tout ce qui a mal tourné au coronavirus. [...] Si nous avions su le 1er mars, quand nous avons pris la décision [du lancement], ce que nous savons aujourd’hui, nous nous serions dit que ce n’était pas une bonne idée, a-t-il expliqué au New York Times.

Quibi tente maintenant de corriger le tir en offrant la possibilité d’afficher son contenu ailleurs que sur les appareils mobiles. Les propriétaires d’iPhone pourront le faire dans quelques jours sur des écrans de télévision, et ce devrait être le cas pour les appareils Android dans quelques semaines.

Le service de diffusion en continu tente également d’axer son marketing sur des émissions en particulier, plutôt que sur sa plateforme en général.

Jeffrey Katzenberg est tout de même optimiste et croit que lorsque la vie reprendra à peu près son cours normal, les conditions seront réunies à nouveau pour le succès de Quibi.

Avec les informations de New York Times, et TechCrunch

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