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Le député des Îles-de-la-Madeleine demande un corridor vers l'archipel

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Joël Arseneau, député des îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

François Pierre Dufault

Le député des Îles-de-la-Madeleine demande au gouvernement du Québec « d'entreprendre sans délai des pourparlers avec les gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard afin de sécuriser un corridor de passage » vers l'archipel.

Sur sa page Facebook, mercredi, Joël Arseneau dit qu'il souhaite assurer non seulement la chaîne d'approvisionnement, mais aussi la circulation résidentielle, familiale et éventuellement touristique entre sa communauté et le reste du territoire québécois.

L'élu madelinot dit qu'il craint l'isolement et l'asphyxie économique de l'archipel si les mesures de confinement visant à endiguer la pandémie de la COVID-19 demeurent en place jusqu'à la fin de l'été.

Les Îles-de-la-Madeleine ne peuvent tout simplement pas se permettre d'être enclavées sur décision des provinces voisines.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine à l'Assemblée nationale du Québec

Joël Arseneau dit qu'il est difficile de traverser le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard sans faire d'arrêt. Il souhaite qu'une entente entre le Québec et les deux provinces maritimes permette d'identifier des points de ravitaillement désignés où les voyageurs pourraient s'arrêter faire le plein d'essence, manger et peut-être passer la nuit au besoin.

Si les négociations achoppent, l'élu madelinot demande au gouvernement québécois d'envisager la création d'un lien maritime direct temporaire entre l'archipel et la Gaspésie, par exemple, afin de ne pas dépendre des autres provinces.

Si jamais on n'arrive pas à trouver de solution, ce sont des retombées de 90 millions de dollars qui nous échappent, et ce sont 1500 emplois et plus de 400 entreprises qui dépendent directement du tourisme et d'autres qui en dépendent indirectement [qui sont en jeu], explique Joël Arseneau en entrevue avec Radio-Canada.

Mardi, le ministre néo-brunswickois Dominic Cardy a déclaré que les frontières de sa province avec le Québec et la Nouvelle-Écosse ne rouvriront pas au cours des prochains mois en raison de la pandémie de la COVID-19.

Même son de cloche à l'Île-du-Prince-Édouard, où le premier ministre Dennis King affirme qu'au-delà des déplacements essentiels, il n'est pas prêt pour l'instant à discuter de la possibilité de créer un corridor vers l'archipel madelinot. Je pense que c'est jusqu'où j'aimerais aller aujourd'hui, a-t-il déclaré lors d'un point de presse, mercredi.

Pour l'instant, il n'y a que les voyages essentiels qui sont autorisés entre le Québec continental et les Îles-de-la-Madeleine. Les voyageurs doivent obtenir un document officiel des autorités québécoises de la santé publique qui atteste qu'ils peuvent se déplacer d'une province à l'autre.

Le propriétaire d'un supermarché de l'Île-du-Prince-Édouard s'inquiète d'ailleurs de voir des voyageurs d'autres provinces qui tentent « chaque semaine », selon lui, d'entrer à l'intérieur de son commerce, malgré les directives de santé publique.

Le maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, dit qu'il est ouvert à discuter de la proposition de son député local. Pour éviter le plus possible la propagation du virus, il faut limiter de beaucoup les entrées et les sorties d'un territoire, précise-t-il. Maintenant, si le gouvernement du Québec veut et peut faire une exception pour les Îles avec les deux provinces maritimes, il faudra voir de quelle façon et dans quel contexte ça pourrait se faire.

Avec des renseignements de Julien Lecacheur

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