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Des chercheurs d’Halifax veulent transformer de la pâte de papier en équipement médical

Enseigne devant l'Université Saint Mary's à Halifax en juin 2018.

L'Université Saint Mary's à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Wolf

Radio-Canada

Des chercheurs de la région d’Halifax s’affaireront bientôt à déterminer si de la pâte provenant de sapins et d’épinettes de la Nouvelle-Écosse pourrait servir à la confection d’objet médicaux, dont le très recherché masque N-95.

De la pâte d’épinette ou de sapin peut-elle servir à la confection de masques médicaux, de blouses jetables ou même de bassins de lit? C’est ce que tenteront de vérifier des chercheurs de l’université Saint Mary’s d’Halifax dès le mois prochain.

Le projet fait partie d'une initiative de recherche liée à la COVID-19, qui a été lancée par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse le mois dernier. Ce projet de recherche, d’une durée de 10 mois, est entièrement financé par une subvention de 72 000 $ de Research Nova Scotia.

Deux femmes chimistes analysent un échantillon liquide dans un erlenmeyer.

La chimiste Christa Brosseau et son équipe tenteront de développer une pâte de qualité médicale.

Photo : Courtoisie / Riley Smith

Diversifier les matériaux utilisables

Pour l’instant, au Canada, une seule usine de pâte et papier est capable de produire une pâte dite médicale qui, mélangée à d’autres fibres synthétiques, peut servir à la confection d’équipements médicaux, comme les masques N-95.

Toutefois, Harmac Pacific utilise du cèdre rouge, qui possède des propriétés souhaitables pour la pâte médicale, y compris des fibres longues et molles et un faible facteur de retrait lui permettant de conserver sa forme lorsqu'il est mouillé ou sec. La pâte de cèdre rouge se mélange également facilement avec des fibres synthétiques comme les polyesters.

Les recherches de l’équipe de Christa Brosseau à l’Université Saint Mary’s tenteront donc de déterminer si d’autres types d’arbres, en l'occurrence de l’épinette et du sapin de la Nouvelle-Écosse, pourraient être utilisés.

Nous voulons voir si nous pouvons transformer la pâte que nous avons en quelque chose qui conviendrait à une pâte de qualité médicale, a déclaré la chimiste Christa Brosseau.

Une solution pour le secteur forestier?

La papetière Port Hawkesbury Paper du Cap-Breton fournira la pâte nécessaire aux expérimentations. L’industrie forestière a beaucoup souffert de la fermeture de la papetière Northern Pulp en décembre dernier. Elle pourrait donc grandement bénéficier de nouvelles opportunités de marché dans le secteur forestier.

Le porte-parole de Port Hawkesbury Paper, Andrew Fedora, a déclaré que l'usine est heureuse de participer à ces recherches. De toute évidence, si un nouveau produit est créé, il pourrait y avoir un marché potentiel pour cela, mais il est beaucoup trop tôt pour spéculer sur quelque chose comme ça , a-t-il déclaré.

L'usine de pâtes et papiers, Northern Pulp, à Abercrombie en Nouvelle-Écosse.

L'usine de pâtes et papiers, Northern Pulp, à Abercrombie en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Research Nova Scotia est l'un des huit organismes qui se sont réunis en avril pour former la Nova Scotia COVID-19 Health Research Coalition. L'Université Dalhousie, la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et la QEII Health Sciences Foundation font aussi partie de cette coalition.

Cette dernière a accordé un financement pour des dizaines de projets de recherche à partir d'un fonds de 1,5 million de dollars. Le financement accordé à chaque projet est d'un maximum de 75 000 $.

D’après des informations de Paul Withers de CBC

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