•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les étudiants pourront demander leur prestation d'urgence vendredi

Gros plan du premier ministre Justin Trudeau.

Le premier ministre Justin Trudeau.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Ottawa acceptera les demandes de prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) à compter de vendredi, a annoncé le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Le programme vise à permettre aux étudiants de niveau postsecondaire qui ne parviennent pas à trouver un emploi ou qui n'ont plus que des heures de travail réduites de payer leur loyer et d'autres frais de subsistance.

Ceux qui en bénéficieront pourront recevoir 1250 $ par mois, voire 2000 $ pour ceux qui s’occupent d’une autre personne ou qui ont un handicap. Les paiements seront rétroactifs au 1er mai et seront effectués jusqu'au mois d'août.

À cause de la COVID-19, il n’y a pas autant de jobs pour les étudiants cet été. Et vous avez besoin de travailler pendant les prochains mois pour payer vos frais de scolarité ou vos dépenses quotidiennes pour l’année qui vient.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre invite cependant les étudiants à se rendre sur le site de l’Agence du revenu du Canada pour s'inscrire dès maintenant, afin d'accélérer le processus.

Sont admissibles à cette prestation :

  • les étudiants de niveau postsecondaire qui retourneront sur les bancs d'école en septembre;
  • les étudiants de niveau postsecondaire qui ont été diplômés après décembre 2019;
  • les étudiants canadiens à l'étranger;
  • des étudiants du secondaire qui viennent de recevoir leur diplôme ou un équivalent ou qui le recevront d'ici décembre.

Les étudiants qui ont un emploi mais qui gagnent 1000 $ par mois ou moins sont aussi admissibles à ce programme, qui doit coûter 9 milliards aux contribuables.

S'ils sont en mesure de travailler, les étudiants devront démontrer qu'ils sont activement à la recherche d'un emploi pour être admissibles au programme.

Ils devront en outre présenter une nouvelle demande pour chaque période de quatre semaines, et prouver à chaque fois qu'ils satisfont aux critères d’admissibilité.

Il est aussi à noter que les étudiants intéressés pourront présenter une demande rétroactive d’ici le 30 septembre 2020.

De l'aide pour les entreprises tombées entre les mailles du filet

Par ailleurs, Développement économique Canada a dévoilé mercredi la ventilation de l'aide de 962 millions de dollars destinée aux entreprises qui ne peuvent profiter des autres programmes fédéraux annoncés jusqu'ici.

Ce Fonds d’aide et de relance régional, annoncé le 17 avril, doit notamment permettre de soutenir de petits employeurs des régions rurales ou ceux qui oeuvrent dans l’industrie du tourisme, le secteur manufacturier et le secteur des technologies.

Les fonds seront acheminés par l’entremise des six agences de développement régional du gouvernement fédéral. Ils seront répartis comme suit :

  • Développement économique Canada pour les régions du Québec (DEC) : 211 M$
  • Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario (FedDev Ontario) : 252,4 M$
  • Initiative fédérale de développement économique dans le Nord de l'Ontario (FedNor) : 49,5 M$
  • Diversification de l'économie de l'Ouest Canada (DEO) : 304,2 M$
  • Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA) : 110 M$
  • Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) : 34,3 M$

Si vous êtes tombés entre les mailles du filet, si, en tant qu’entrepreneur, vous n’avez pas accès à la subvention salariale ou au prêt de 40 000 $ qui est disponible pour nos PME, venez nous voir, a plaidé la ministre du Développement économique, Mélanie Joly.

Si vous êtes dans le secteur touristique et que vous n’êtes pas en mesure d’avoir du financement, si vous êtes une entreprise de Rivière-du-Loup ou de la Promenade Fleury à Montréal, on va être là pour vous aider.

Mélanie Joly, ministre du Développement économique

Selon Mme Joly, les agences de développement régional seront plus flexibles que d'habitude avec les entrepreneurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !