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Relance du Cirque du Soleil : Guy Laliberté songe à s'impliquer

Guy Laliberté, un micro à la main.

Guy Laliberté a fondé le Cirque du Soleil il y a 35 ans.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, songe à la possibilité de s'impliquer dans le sauvetage de l'institution grandement fragilisée par la pandémie mondiale de COVID-19.

Dans une lettre ouverte transmise mercredi, l'homme d'affaires écrit que l'avenir du Cirque du Soleil passera par des investisseurs patients qui résisteront à la tentation de repartir la machine trop rapidement.

En dressant une série d'allusions au sport de la lutte, M. Laliberté affirme que les investisseurs qui se présenteront dans l'arène devront y rester longtemps et qu'il en est à décider s'il reprendra son nom de lutteur afin de sauter lui aussi dans l'arène.

Il identifie quelques catégories de prétendants à la relance du Cirque du Soleil, dont les actionnaires actuels menés par Mitch Garber pour qui il dit avoir respect et compassion en ces temps difficiles.

Il évoque aussi les détenteurs de dettes, qui ont pris le risque de financer le Cirque, de même que les différents paliers de gouvernement qui souhaitent conserver le siège social et les emplois au Québec.

Guy Laliberté parle aussi de grands joueurs du domaine du divertissement, locaux ou internationaux qui, à son avis, vivent pour la plupart une réalité semblable à celle du Cirque du Soleil. Il se demande s'ils sauront donner priorité au fleuron québécois.

Il déplore aussi la présence de ce qu'il appelle des requins qui n'ont aucune connaissance de l'industrie du divertissement et qui rêvent d'acheter le Cirque du Soleil pour une bouchée de pain.

Enfin, ceux qui n'ont aucune compétence ni expérience dans la gestion d'entreprises culturelles de cette envergure. Ce sont, à son avis, les plus dangereux pour l'avenir du Cirque du Soleil.

Dette de 900 millions $

En raison de la pandémie du nouveau coronavirus, le Cirque du Soleil a licencié 4679 employés, soit 95 % de son effectif, le 19 mars dernier, en plus d'annuler ses 44 spectacles à travers le monde. L'entreprise qui compte normalement 1500 employés à son siège social de Montréal fait face à une dette de 900 millions de dollars.

Le géant Québecor a manifesté son intérêt pour le Cirque du Soleil le 5 mai dernier. Même s'il n'a pas eu accès aux livres financiers de l'organisation, le conglomérat québécois a dit être prêt à injecter des centaines de millions de dollars dans le but de rapatrier le contrôle de l'actionnariat au Québec.

Plus de 35 ans après avoir fondé le Cirque du Soleil, Guy Laliberté n'est plus parmi les actionnaires de l'entreprise. En février dernier, il a vendu sa participation restante de 10 % à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) qui a ainsi doublé la taille de sa participation pour ainsi détenir environ 20 % du Cirque.

L'une des principales occupations de M. Laliberté est désormais l'organisme Lune Rouge, dont le mandat consiste notamment à investir dans des entreprises des secteurs des technologies, des arts et de l'immobilier.

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