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Un maire ontarien réclame la prolongation des restrictions à la frontière avec les États-Unis

Un camion sur le Blue Water Bridge entre Port Huron, au Michigan, et Sarnia, en Ontario.

La frontière entre le Canada et les États-Unis est fermée aux touristes et aux visiteurs, mais les marchandises pourront continuer à circuler.

Photo : La Presse canadienne / Paul Sancya

Radio-Canada

Le maire de Sarnia, dans le Sud-Ouest de l’Ontario, espère que le gouvernement fédéral sera en mesure de garder les restrictions à la frontière entre le Canada et les États-Unis pendant au moins 30 autres jours.

Le Canada a conclu un accord avec les États-Unis en mars pour limiter le passage des frontières aux seuls déplacements essentiels, notamment pour les professionnels de la santé et les camionneurs. Cet accord qui a été prolongé de 30 jours en avril doit expirer le 21 mai.

Je pense qu'il serait insensé de rouvrir cette frontière jusqu'à ce que le Michigan, l'Ontario et l'État de New York aient complètement contrôlé la COVID-19, a indiqué mardi Mike Bradley.

Un homme assis à un bureau tient ses lunettes dans ses mains en regardant l'objectif de la caméra. On peut voir derrière lui plusieurs de ses effets personnels comme des cadres et des médailles.

Le maire de Sarnia Mike Bradley, assis dans son bureau de l'hôtel de ville.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Mardi, l'Ontario comptait environ 29 000 cas confirmés de COVID-19. Le Michigan avait enregistré plus de 48 000 cas, tandis que dans l'État de New York, plus de 338 000 cas avaient été confirmés, dont 186 000 dans la seule ville de New York. 

Selon le maire Bradley, le problème est que si certains États, comme le Michigan, appliquent toujours des mesures de confinement et de distanciation sociale assez strictes, d’autres comme la Géorgie ont levé les restrictions et ont autorisé la réouverture des restaurants, des cinémas ou des salons de tatouage notamment.

Nous devrions la garder fermée au trafic non essentiel pendant au moins 30 jours.

Mike Bradley, maire de Sarnia

M. Bradley a fait part de ses remarques alors que le premier ministre Justin Trudeau a laissé entendre mardi, lors de son point de presse quotidien, que le Canada n'était pas pressé d'assouplir les restrictions de voyage entre le Canada et les États-Unis.

Nous allons être très, très prudents quant à la réouverture de tous voyages internationaux, y compris aux États-Unis, a déclaré M. Trudeau.

Un appui local

Selon Mike Bradley, les résidents, les fonctionnaires fédéraux et provinciaux de Sarnia-Lambton, ainsi que les maires d'autres villes frontalières canadiennes veulent conserver un accès limité à la frontière

Je pense qu'il est très courageux de la part des maires des villes frontalières et de leurs communautés de dire non, nous ne voulons pas ouvrir plus tôt, a déclaré M. Bradley. Cela n'a rien à voir avec l'administration américaine, c'est tout à fait pour la protection des gens ici.

Le maire de Windsor Drew Dilkens.

Le maire de Windsor Drew Dilkens.

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

Lors d'une conférence de presse mardi, le maire de Windsor a déclaré que nous sommes probablement loin de l'ouverture complète et réaliste de la frontière, où les gens pourront se ravitailler en essence, faire des courses et aller dîner ou faire des achats.

Il a affirmé ne pas avoir de renseignements particuliers à partager sur le sujet, ajoutant qu'il s'attendait à ce que davantage d'informations soient publiées d'ici une semaine environ.

Brian Masse pose dans la salle de conférence de son bureau de circonscription.

Brian Masse, député fédéral (NPD) de Windsor-Ouest

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Pour sa part, le député néo-démocrate de Windsor-Ouest, Brian Masse, a profité d'une séance en ligne du Parlement mardi pour interroger la vice-première ministre Chrystia Freeland sur la question.

Avec les premiers ministres de la Colombie-Britannique, du Québec et de l'Ontario qui se prononcent contre l'ouverture de la frontière à ce moment, les restrictions seront-elles étendues ? Ou le premier ministre envisage-t-il de modifier les restrictions ? a demandé le député à Mme Freeland.

Elle lui a répondu que des pourparlers étaient en cours avec les Américains sur les prochaines étapes.

Nous adoptons une approche très prudente en ce qui concerne la santé et la sécurité des Canadiens, a précisé la vice-première ministre.Une discussion très collaborative est en cours.

Elle a toutefois admis que l'augmentation de la circulation à la frontière est inévitable à mesure de la relance de l'économie des deux côtés de la frontière.

Même en l'absence de changement dans les restrictions frontalières, nous verrons davantage de voyages à travers la frontière. Nous verrons plus de Canadiens choisir d'aller et venir, et nous verrons plus d'activités commerciales, ce qui signifiera plus de voyages essentiels, et cela signifie que le gouvernement fédéral devra faire encore plus à toutes nos frontières pour assurer la sécurité des Canadiens, a-t-elle indiqué.

Avec des informations de CBC

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