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L'automne sera virtuel dans plusieurs universités

Vue panoramique du campus.

À l'exception de certains cours pratiques, la session d'automne se fera en ligne à l'Université Laval.

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Après McGill et l'Université de Montréal, c'est au tour de l'Université Laval d'annoncer que la session d'automne se déroulera surtout en ligne.

L'Université s'attend également à perdre des revenus, car les étudiants étrangers qui viennent vivre dans les résidences ne seront pas au rendez-vous.

La direction de l'Université Laval préfère ne prendre aucun risque. À l'exception de certains cours pratiques, la session d'automne se fera en ligne.

Toutefois, comme la région de Québec est déjà entrée dans un processus de déconfinement, nous avons espoir que les restrictions s'allègent au fil du temps. Et si tel était le cas, nous envisageons un retour prudent des étudiantes et des étudiants qui le peuvent sur le campus, espère Robert Beauregard, vice-recteur de l’Université Laval.

Un peu partout au pays, on anticipe une session d'automne bien différente.

L'Université de la Colombie-Britannique, l’Université d’Ottawa, l’Université McGill et l'Université de Montréal planchent elles aussi sur une rentrée virtuelle.

On est bien conscient que la rentrée à l'automne 2020 ne ressemblera en rien aux rentrées que l'on a connues dans le passé, affirme Geneviève O'Meara, porte-parole de l’Université de Montréal.

En plus de s'adapter, des universités s'attendent à des pertes importantes de revenus. Avec les restrictions aux frontières, les étudiants étrangers ne pourront pas être présents.

On a estimé un manque potentiel de revenus de l'ordre de jusqu'à 100 millions, affirme Robert Beauregard, vice-recteur de l'Université Laval.

Perplexité chez les étudiants

Il y a aussi la crainte du décrochage. Un sondage révèle qu'environ 30 % des étudiants canadiens s'interrogent sur leur avenir et ignorent s'ils vont poursuivre les études.

Une des premières raisons, c'est le coût des études et voir s’ils vont pouvoir se permettre les études. La deuxième plus grande raison, c'est les études en ligne justement, indique Geneviève Charest, porte-parole de Fédération canadienne des étudiantes et étudiants.

Une crainte que partage la Fédération des cégeps.

Vous savez, il y a des étudiants du collégial qui ont complété leur cours en ligne sur leur iPhone parce qu'ils n'avaient pas l'équipement et comptaient sur les installations des cégeps. Donc, il peut y avoir de l'angoisse et une perte d'intérêt, a souligné Bernard Tremblay, président et directeur général de la Fédération des cégeps.

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