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Les ventes immobilières en chute libre en avril dans l'Est-du-Québec

Une maison avec une pancarte à vendre

Les trois régions de l'Est-du-Québec ont subi une baisse de la valeur moyenne des résidences.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le marché immobilier de l’Est-du-Québec a connu une baisse marquée depuis la mise sur pause de l'économie du Québec par le premier ministre François Legault.

Comme bien d’autres secteurs de l’économie, le marché immobilier a dû composer avec les conséquences du confinement des Québécois au cours des dernières semaines.

Même si les transactions étaient possibles, les visites de résidences étaient interdites. D’ailleurs, les ventes récentes ont souvent été le fruit de visites effectuées avant le confinement.

Les données de l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec reflètent le prix économique de la lutte au coronavirus.

C’est sur la Côte-Nord que le ralentissement du marché immobilier a été le plus important avec une diminution de 54 %. Le volume des ventes a aussi diminué de plus de 50 % passant de 10,9 millions en avril 2019, à 5,3 millions de dollars en avril 2020.

L’an dernier, en avril au Bas-Saint-Laurent, 179 maisons ont changé de mains. Cette année, c’est 92 ventes qui ont eu lieu, soit une baisse de 49 %.

La valeur des transactions est passée de 29 millions, il y a un an, contre 13,6 millions cette année.

Le scénario est similaire en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine où les courtiers ont enregistré une baisse de 47 % de leurs ventes.

La valeur des transactions s’est établie à 4,1 millions de dollars comparativement à 7,9 millions en avril 2019.

Une maison avec une pancarte à vendre

Le nombre de maisons vendues a chuté au cours du dernier mois

Photo : Radio-Canada

La valeur aussi en baisse

La valeur moyenne des maisons s’est aussi dépréciée. Le prix de vente a diminué de 8 % au Bas-Saint-Laurent pour se fixer à environ 150 000 $. Cette baisse a été de 9 % en Gaspésie et aux Îles où le prix moyen des résidences vendues en avril a été de 139 000 $. Sur la Côte-Nord, il était possible de payer un prix moyen de 131 000 $ pour une résidence en avril, ce qui constitue environ 12 % de moins qu’en avril 2019.

La courtière immobilière Nathalie Babin affirme que ces données traduisent bien la réalité vécue sur le terrain. Elle se dit par contre optimiste pour la suite des choses.

Le téléphone sonne beaucoup depuis la reprise des activités, lundi. Elle croit que les courtiers pourront rattraper les ventes perdues.

À période unique, moments uniques

Nathalie Babin rapporte que le confinement a donné lieu à des transactions inhabituelles.

Des gens ont fait l’acquisition de résidences secondaires sans inspection ni visite. Pire ou mieux? Des transactions ont eu lieu sans que les nouveaux propriétaires puissent obtenir des photos de l’intérieur de leur nouvelle résidence.

Le décret gouvernemental qui autorise la reprise des visites des résidences mises en vente devrait mettre un terme à ces ventes insolites. Les consignes de prudence émises par la santé publique resteront de mise.

Avec les informations de Denis Leduc

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