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De botteur de la LCF à chauffeur d’autobus, la deuxième carrière de Christopher Milo

Un montage avec une photo de Christopher Milo avec les Roughriders et une autre où il se trouve derrière le volant de son autobus.

Après avoir utilisé son pied pour botter le ballon dans la Ligue canadienne de football, Christopher Milo l'utilise maintenant pour permettre aux passagers d'arriver à bon port.

Photo : La Presse canadienne et COURTOISIE/Christopher Milo

Après sept saisons passées dans la Ligue canadienne de football (LCF), Christopher Milo a mis du temps avant de trouver un nouvel emploi qui le passionnait. Plus de trois ans après son dernier match, il a finalement déniché un emploi qui le motive : chauffeur d’autobus.

L’ancien botteur ne cache toutefois pas que la route vers l’épanouissement professionnel a été longue.

Il y a quelques jours, Christopher Milo a réalisé une étape importante en terminant un premier quart de travail derrière le volant d'un autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC), à Québec, où chaque manoeuvre était surveillée par un chauffeur plus expérimenté.

Le Québécois, dont le parcours dans la LCF s'est réparti entre Regina, Ottawa et Edmonton, a choisi ce métier parce qu’il aime parler aux gens et apprendre à les connaître davantage. Or, en raison de la COVID-19, il devra attendre avant de tisser des liens avec les passagers.

Je n’ai pas l’occasion de leur parler, puisqu’ils entrent et sortent par la porte arrière de l’autobus, mais ça me fait plaisir de les conduire à leur lieu de travail, dit-il.

Les passagers sont principalement des travailleurs essentiels. Ces gens-là font un travail incroyable actuellement.

Christopher Milo, nouveau chauffeur d'autobus à Québec

Le nouvel employé du RTC n’en est qu’à ses premières armes dans le domaine, mais il veut s’y implanter à long terme, à l'image de son parcours professionnel dans la LCF.

Christopher Milo a d'ailleurs remporté la Coupe Grey à deux reprises, soit en 2013, avec les Roughriders de la Saskatchewan, et en 2016, avec le Rouge et Noir d'Ottawa.

Sur son compte Instagram, il a même écrit qu'il comptait passer les 30 prochaines années derrière le volant.

Le RTC m'offre une stabilité et de belles conditions de travail. Je vais pouvoir offrir une belle vie à ma famille. Je suis très chanceux, a-t-il dit.

Christopher Milo et Weston Dressler se serrent la main.

Christopher Milo remercie son teneur, Weston Dressler, après la réussite d'un placement lors d'un match en 2013.

Photo : La Presse canadienne / Liam Richards

Si le Montréalais d'origine fait preuve d’autant de gratitude, c’est parce que l'orientation vers sa nouvelle carrière s’est avérée très difficile depuis qu’il a raccroché ses crampons, en 2017.

Il a occupé plusieurs emplois avant de trouver cet emploi, ayant notamment travaillé comme marchandiseur à la brasserie Labatt et fait une incursion dans le monde des assurances.

Ma transition du football à la vie normale a été un long processus très difficile. Si je n’ai jamais lâché prise, c’est grâce à ma femme, à mes parents et aux autres membres de ma famille.

Christopher Milo, nouveau chauffeur d'autobus à Québec

Jamais bien loin du football

Depuis sa retraite en tant que joueur professionnel, Christopher Milo s’est converti en entraîneur, ce qui lui a permis de garder un pied dans le monde du football.

Christopher Milo pointe vers le ciel avec deux doigts après avoir réussi un placement.

Après avoir été libéré par les Roughriders, Christopher Milo a poursuivi sa carrière à Ottawa.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Il fait partie du groupe d’entraîneurs du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF), un établissement postsecondaire de la région de Québec, et il n'a pas l'intention de quitter cet emploi malgré son nouveau rôle au sein du RTC.

C’est une belle expérience de vie qui me garde attaché à mon sport.

Christopher Milo, nouveau chauffeur d'autobus à Québec

La gang du CNDF, je la considère comme une deuxième famille. On est un groupe d’entraîneurs très proche : il y en a même deux qui habitent pratiquement sur la même rue que moi , conclut-il.

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