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Les nouveaux immigrants et les défavorisés plus touchés par la COVID-19

Une femme avec un foulard orange devant un podium.

La médecin hygiéniste de Toronto Eileen de Villa.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Radio-Canada

De nouveaux chiffres de la santé publique de Toronto semblent indiquer que la COVID-19 touche davantage les personnes à faible revenu ainsi que les nouveaux immigrants.

Les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté sont les plus vulnérables à la COVID-19 : un plus grand pourcentage de citoyens sont affectés par la maladie.

Les chiffres de la Ville incluent les cas de propagation au sein de la communauté enregistrés jusqu'au matin du 27 avril.

Les plus défavorisés de la société comptent 113 cas pour 100 000 personnes, contre 73 cas pour 100 000 personnes dans le groupe aux revenus les plus élevés.

La différence entre le groupe aux revenus les plus élevés et le groupe aux revenus les plus faibles est également plus prononcée lorsqu'on examine les hospitalisations.

Il y a eu 20 hospitalisations pour 100 000 personnes dans le groupe comprenant les personnes vivant dans les zones à faibles revenus, contre 9 pour 100 000 dans les zones à revenus élevés, selon les données.

La santé publique de Toronto a appliqué le même processus aux données sur les nouveaux arrivants et a obtenu des résultats similaires.

Le groupe ayant le pourcentage le plus élevé d'immigrants récents avait également le taux le plus élevé de cas de la COVID-19, avec 104 pour 100 000 personnes.

Le groupe ayant le plus faible pourcentage d'immigrants récents avait le taux le plus bas, avec 69 cas pour 100 000 personnes.

Les immigrants récents plus hospitalisés

Le groupe ayant le pourcentage le plus élevé d'immigrants récents a le taux le plus élevé d'hospitalisations avec 18 cas pour 100 000 personnes, tandis que le groupe ayant le pourcentage le plus faible d'immigrants récents avait le taux le plus faible, avec 8 cas pour 100 000 personnes.

L'importance de collecter ces données est de comprendre si la COVID-19 affecte certains groupes de notre communauté plus que d'autres, pour ensuite élaborer de meilleures stratégies de prévention, a déclaré le Dr Vinita Dubey, médecin hygiéniste adjoint, dans un courriel.

Les chiffres de la ville sont similaires aux données provinciales recueillies par l’Institut de recherche en services de santé (ICES), qui a analysé les données des tests COVID-19 en Ontario jusqu'au 30 avril.

L'ICES a constaté que les Ontariens dont le résultat était positif étaient plus susceptibles de vivre dans des quartiers à faibles revenus.

Les personnes dont le test s'est révélé positif étaient également plus susceptibles de vivre dans des quartiers ayant une concentration relativement plus importante d'immigrants et de minorités visibles, selon le rapport.

En avril, Toronto a annoncé qu'elle développait son propre système pour collecter de nouveaux ensembles de données pour COVID-19, y compris des données basées sur l'origine ethnique.

Au début mai, le médecin hygiéniste en chef de l'Ontario, le Dr David Williams, a indiqué que la province recueillerait de telles données, sur une base volontaire, deux semaines après avoir écarté l'idée.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC

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