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Les superinfirmières québécoises autorisées à signer des retraits préventifs

Une femme enceinte tient son ventre.

Les femmes enceintes ou qui allaitent pourront obtenir un retrait préventif auprès d'une IPS au Québec.

Photo : Getty Images

Dès cette semaine, les 700 infirmières praticiennes spécialisées (IPS) du Québec devraient pouvoir autoriser le retrait préventif de femmes enceintes. En raison de la pandémie de COVID-19, le gouvernement provincial souhaite que cette mesure entre en vigueur rapidement, a appris Radio-Canada.

Selon nos informations, le gouvernement prévoit adopter un décret mercredi pour officialiser ce nouveau pouvoir des IPS, qui était inclus dans le projet de loi 43, adopté in extremis avant l'ajournement des travaux à l'Assemblée nationale, en mars dernier.

Jusqu'ici, seuls les médecins pouvaient exiger qu'une femme enceinte ou qui allaite soit retirée de son milieu de travail ou affectée à d'autres tâches jugées sans danger pour son état.

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) affirme que ses membres sont déjà prêtes à signer les certificats de retrait préventif. Dans le contexte de la COVID-19, il était primordial que les IPS puissent contribuer rapidement.

L'accès aux médecins était plus difficile. On considère que de faciliter l'accès à plus de professionnels, pour les femmes enceintes, aura un impact bénéfique.

Caroline Roy, directrice adjointe à la pratique infirmière avancée et aux relations avec les partenaires pour l'OIIQ
Caroline Roy, directrice adjointe à la pratique infirmière avancée et aux relations avec les partenaires pour l'OIIQ

Caroline Roy, directrice adjointe à la pratique infirmière avancée et aux relations avec les partenaires pour l'OIIQ

Photo : OIIQ

Selon le plus récent rapport de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), plus de 32 300 femmes ont bénéficié du programme de retrait préventif en 2017 au Québec.

Bon an, mal an, les enseignantes, les infirmières et les autres travailleuses du domaine médical représentent à elles seules près de 50 % des bénéficiaires.

Une demande de longue date

Mme Roy rappelle que les IPS peuvent effectuer des suivis de grossesse en collaboration avec un médecin depuis quelques années déjà, au Québec. Elles n'avaient toutefois pas le pouvoir d'aller jusqu'au bout des démarches administratives.

Elles ont déjà les connaissances, les compétences et l'expertise requises pour assurer le suivi des grossesses. Ce qu'elles ne pouvaient pas faire jusqu'à tout récemment, c'était de compléter le certificat [de retrait préventif].

Caroline Roy, directrice adjointe à la pratique infirmière avancée et aux relations avec les partenaires pour l'OIIQ

Cette mesure, réclamée depuis 2015 par l'OIIQ, est la première à entrer en vigueur par décret depuis l'adoption du projet de loi 43 à l'Assemblée nationale, il y a deux mois.

Ce projet de loi élargira aussi le champ d'action des IPS sur plusieurs fronts. Elles pourront poser davantage de diagnostics et prescrire certains médicaments ou examens médicaux, par exemple.

L'OIIQ se dit d'ailleurs disposé à collaborer avec le gouvernement pour que d'autres pouvoirs des IPS entrent rapidement en vigueur.

Au moment d'écrire ces lignes, le Collège des médecins n'avait pas encore accordé d'entrevue à Radio-Canada.

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