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Le cas des Lavelle : la ministre McKenna contacte l’Agence des services frontaliers

La ministre Catherine McKenna lors d'une allocution.

Le bureau de la ministre Catherine McKenna a soulevé le cas d'Erika Lavelle et de son mari américain auprès de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Le bureau de la ministre Catherine McKenna a soulevé le cas d'Erika Lavelle et de son mari américain auprès de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) à la suite de la diffusion du reportage de Radio-Canada.

Enceinte, Erika Lavelle, qui est originaire d'Ottawa, a tenté de rentrer au pays avec son mari américain, Thomas Lavelle, le 17 avril dernier. Celui-ci a été refoulé à la frontière, malgré un décret fédéral qui permettait aux membres américains de la famille immédiate de citoyens canadiens d'entrer au Canada si leur voyage n'était pas optionnel, comme pour le tourisme et les loisirs.

Catherine comprend que durant cette pandémie, il est important que les gens aient l’appui de leur famille et de leurs proches. Veuillez prendre note que le gouvernement reconnaît que ce sont des situations difficiles et que ce n’est pas notre intention de garder des familles séparées, a écrit l'une des adjointes de la ministre en réponse à un courriel des parents de Mme Lavelle.

Une photo du couple.

Thomas et Erika Lavelle ont dû faire demi-tour une fois arrivés à la frontière canadienne.

Photo : Gracieuseté

Mme McKenna est la députée fédérale d'Ottawa Centre, où ils habitent. Ayant moi-même vu l’article de Radio-Canada, votre cas en particulier a été communiqué à Mme McKenna durant notre rencontre téléphonique ce matin. De plus, je l’ai aussi transmis à l’attention de l’ASFC, a écrit l'adjointe le 7 mai 2020.

Le bureau de Mme McKenna a aussi confirmé à Radio-Canada avoir communiqué avec l'ASFC au sujet des Lavelle. Au moment d'écrire ces lignes, l'Agence n'avait pas encore indiqué à Radio-Canada si elle était maintenant prête à laisser entrer Thomas Lavelle au Canada. Pour Erika Lavelle, le temps presse. Elle doit accoucher au mois d'août.

Des directives de 20-22 pages

Lorsqu’on lui a demandé si les agents frontaliers canadiens auraient dû laisser entrer le mari américain d'Erika Lavelle au Canada le 17 avril dernier, le président national du Syndicat des douanes et de l'immigration, qui représente les agents, n'a pas voulu commenter.

Toutefois, Jean-Pierre Fortin accuse l'ASFC de mal informer ses agents sur le terrain depuis le début de la pandémie. Les politiques nous sont communiquées à la dernière minute. Elles ne sont pas claires et portent à confusion, affirme-t-il.

À titre d'exemple, il dit avoir appris à 20 h 30 l'entrée en vigueur prévue pour minuit le soir même d'un des décrets sur l'interdiction d'entrée au Canada. J'ai appelé mes agents le lendemain. Ils n'avaient toujours pas reçu la nouvelle politique à 8 h le matin pour le nouveau quart de travail. C'est un exemple parmi d'autres, soutient M. Fortin.

Jean-Pierre Fortin.

Le président du Syndicat des douanes et de l’immigration, Jean-Pierre Fortin

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Celui-ci dit comprendre que la situation change constamment, mais il affirme que des directives claires sont nécessaires pour permettre aux agents frontaliers de faire leur travail. Il y a des politiques qui peuvent faire 20-22 pages, illustre-t-il.

Une communication et un soutien continus et opportuns sont maintenus avec nos agents de première ligne, se défend l'Agence des services frontaliers du Canada.

Parmi les moyens qu'elle dit utiliser, elle cite des bulletins opérationnels, des bulletins d'information de quart de travail, du matériel en ligne et des conseils pour faire passer le message à tous les agents aussi rapidement et efficacement que possible.

Nous sommes extrêmement fiers de la façon dont nos agents ont géré cette situation en évolution, ajoute l'ASFC.

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Ottawa-Gatineau

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