•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Est-ce sécuritaire d'aller chez le dentiste?

Le public se pose toutes sortes de questions liées à la pandémie. Nous cherchons des réponses.

Un montage réalisé par les graphistes qui montre un scientifique et un drapeau du Manitoba.

ICI Manitoba tente de répondre aux questions du public concernant la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Aller chez le dentiste est-il sécuritaire? Le nouveau coronavirus suscite des questions. ICI Manitoba les soumet à des experts et aux autorités.

Un texte de Sophie Pelletier

Puis-je aller chez le dentiste en toute sécurité?

Réponse : Les dentistes traitent en priorité les cas jugés urgents et mettent en place des mesures de sécurité accrues.

Depuis le 4 mai dernier, les dentistes peuvent reprendre des activités plus soutenues. Néanmoins, le président de l’Association des dentistes du Manitoba, Marc Mollot, précise que les soins seront rétablis de « manière sûre et mesurée », en privilégiant les problèmes urgents, comme ceux qui entraînent de la douleur.

Une patiente reçoit des soins dentaires.

Une patiente reçoit des soins dentaires.

Photo : Getty Images / FRED TANNEAU/AFP

Autrement dit, les nettoyages et les autres soins d’entretien devront attendre, dans l’optique de « réduire le nombre de patients vus chaque jour », explique Marc Mollot.

Comme toutes les organisations qui reprennent leurs activités, les cabinets de dentiste sont en effet tenus de limiter l’occupation de leurs locaux à 50 % de leur capacité normale ou à une personne par 10 mètres carrés.

Marc Mollot soutient que les patients des cliniques dentaires sont en sécurité. Il souligne que « les dentistes ont une profession qui se tient à l’avant-garde de la propreté et surtout du contrôle de l’infection », qu’il s’agisse du coronavirus ou non.

« Avec toute l’information que nous apporte la science au sujet de ce virus, les dentistes s’adaptent et s’assurent que les patients sont bien protégés lorsqu’ils se font traiter dans leur clinique », enchaîne-t-il.

L’Association a donc produit un guide détaillé à l’usage de ses membres (en anglais) (Nouvelle fenêtre), qui vise à encadrer les mesures de sécurité mises en place dans les cliniques.

Marc Mollot donne quelques exemples : « Nous allons nous assurer que toute personne qui met les pieds dans nos cliniques a un faible risque d’avoir le virus en faisant un dépistage [sur le site de Soins communs Manitoba (Nouvelle fenêtre)], nous allons demander aux patients de porter un masque et de se laver les mains en entrant dans la clinique, les zones de contact élevé vont souvent être désinfectées ainsi que les salles de traitement. »

Marc Mollot note un autre changement : « Le dentiste portera plus d’équipement de protection individuelle, tel qu’une visière. »

Une hygiéniste porte une visière de la marque CCM.

Le port des visières pourrait devenir la nouvelle norme sanitaire après la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Certaines cliniques prendront aussi la température des clients et du personnel, bien que la mesure ne soit pas obligatoire, précise Marc Mollot.

Le guide de l’Association des dentistes du Manitoba recommande aux professionnels d’éviter, dans la mesure du possible, certains soins et outils susceptibles de générer davantage d’aérosols, comme des détartreurs.

Quelques recommandations aux clients

Le président de l’Association des dentistes du Manitoba déconseille fortement aux patients de se présenter sans rendez-vous dans une clinique. « Si vous avez besoin d’un rendez-vous, appelez la clinique d’avance ou envoyez un courriel » afin que les dentistes puissent faire le triage nécessaire.

Il espère que le public fera preuve de « patience » dans cette période de transition.

« En arrivant à la clinique, précise le dentiste, il faudra attendre dans l’auto, et attendre l’appel de la réception pour vous assurer qu’on est prêt à vous accueillir. » L’idée est évidemment de réduire le nombre de personnes dans la salle d’attente et, ainsi, de faciliter le maintien de la distance physique de 2 mètres les uns avec les autres.

Marc Mollot encourage également les patients à apporter leur propre masque si cela est possible : « Il y a quand même une pénurie de l’équipement de protection individuelle à travers le pays. »

Les clients sont invités à se renseigner auprès de leur clinique pour connaître les mesures particulières qui sont prises et le protocole à suivre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !