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Un élève retiré d'une école de Cantley, un proche serait atteint de la COVID-19

Des enfants gardent une bonne distance entre eux en longeant un autobus scolaire.

Le retour dans une école primaire.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a confirmé qu’un proche d’un enfant fréquentant l’École de l’Orée-des-Bois, à Cantley, aurait reçu un résultat positif à la COVID-19.

La directrice générale de la Commission scolaire, Manon Dufour, a confirmé la nouvelle par voie de communiqué tard lundi. On peut y lire que la direction de l’école est intervenue dès quelle a été mise au fait de la situation.

Mise à jour :

Une enseignante de l'École de l'Orée-des-Bois a également été mise en retrait préventif, mardi, en raison de l’attente du résultat d’un test à la COVID-19 d’une personne de son entourage. La Commission scolaire des Draveurs a indiqué dans un courriel que cette situation n'est pas liée à cette de lundi et que la classe de l’enseignante fut stérilisée.

La direction a été informée vers 11 h lundi matin, a indiqué Manon Dufour à Radio-Canada. Le protocole prescrit par la santé publique a immédiatement été appliqué et l'enfant a été retiré de l'école.

Le protocole s’est appliqué immédiatement, l’enfant a été retiré dans le local pour isolement [...] il a été placé dans l’école avec un seul intervenant, dans ce cas-ci, la direction de l'école qui avait tout le matériel de protection.

Manon Dufour, directrice générale de la Commission scolaire des Draveurs
Manon Dufour sourit à la caméra.

La directrice générale de la Commission scolaire des Draveurs, Manon Dufour.

Photo : Radio-Canada

Selon Mme Dufour, bien que ce premier incident soit arrivé tôt dans le processus de retour en classes, c’est la nouvelle réalité. Je comprends que c’est un choc, c’est arrivé très tôt. On peut voir que la santé publique va faire des tests aléatoires dans la population et n’importe qui peut être atteint du virus, a-t-elle soutenu, en entrevue à l'émission Les matins d'ici.

Tout le monde a son espace, le deux mètres est respecté, on ne s’échange pas le matériel, on ne fait pas de travaux d'équipe, le lavage des mains est fréquent. Ce sera notre nouvelle façon tant qu'il n'y aura pas de vaccin, a-t-elle ajouté.

Devanture de l'édifice.

La Commission scolaire des Draveurs a été informée qu’un proche d’un enfant fréquentant l’école de l’Orée-des-Bois aurait reçu un résultat positif à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Claudine Richard

Dans un cas de possible infection d’un écolier à la COVID-19, la santé publique recommande l’isolement de l'enfant en présence d’un intervenant vêtu de l’équipement de protection nécessaire, le retour à la maison de l'enfant et le partage de l'information avec les autorités sanitaires, entre autres.

Nous réitérons que la santé et la sécurité des élèves et du personnel sont la priorité de la commission scolaire.

Manon Dufour, directrice générale de la Commission scolaire des Draveurs

Les mesures adéquates étaient en place

La présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay, a affirmé que le personnel enseignant en contact avec cet élève a confirmé que les mesures de distanciation mises en place ont été respectées.

Ils [membres du personnel] ont confirmé que ces mesures-là ont été suivies au niveau de la distanciation sociale à l’intérieur de la classe, a dit Mme Tremblay. C’est sûr que pour les déplacements, parfois, on est un petit peu plus rapprochés, mais principalement les mesures étaient en place dans l’école.

La dame fait face à la caméra lors d'une entrevue par Facetime.

La présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay.

Photo : Radio-Canada

Selon elle, l’inquiétude est malgré tout palpable parmi les enseignants. De l’inquiétude il y en avait hier, ça rappelle que ce virus peut circuler et être présent, a-t-elle raconté.

Ça nous rappelle qu’il est important de suivre les consignes émises par la santé publique, on fait face à quelque chose qu’on ne voit pas et qui peut être présent.

Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais

Un peu d'inquiétude de la part des parents

Père d’un élève en première année, Nicolas Houle n’a pas hésité à amener son enfant à l’école, mardi. Selon lui la préparation du personnel de l’établissement scolaire pour la rentrée était parfaite, avec beaucoup de communication.

La problématique se trouve au niveau de l'information qui est transmise au parent, je ne sais pas c'est arrivé à quelle heure à l’école, mais on a été informé à 22 h, a souligné M. Houle.

L'homme donne une entrevue à la caméra.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nicolas Houle est père d'un enfant en première année à l'École de l'Orée-des-Bois, à Cantley.

Photo : Radio-Canada / Lorian Bélanger

Ce délai est trop long, parce que pendant un certain moment, on était en présence de notre enfant, on n’a pas pu prendre les précautions nécessaires pour protéger les autres dans le cas où notre enfant aurait pu être un vecteur [de transmission du virus], a-t-il souligné.

Yan Paradis, un autre parent, croit tout de même que le personnel de l’école a pris les précautions adéquates. Je pense que la première journée, on aurait aimé que ça finisse sur une meilleure note. J'étais un peu fâché, mais on a pris toutes les choses en perspective pour se faire une meilleure idée, a-t-il dit.

Moi j’ai trois enfants ici, l’important c’est d’écouter les consignes sanitaires.

Yan Paradis, père

Yves Bérubé, lui, est plus catégorique. Ça ne nous inquiète pas du tout, on n’a pas peur, ma fille était correcte avec ça aussi, va falloir le pogner [ce virus] un moment donné.

Selon Mme Tremblay du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, la CSD a mis en place une cellule de crise pour que les parents soient prévenus plus rapides si une telle situation devait se reproduire à l'avenir.

Le « protocole sanitaire » respecté, dit le ministère

Selon un courriel du bureau du ministre de l'Éducation du Québec, dès que le parent a informé l’école de la situation, le protocole sanitaire a été déployé sans attendre. Le ministère confirme aussi que l’enfant a été retourné à la maison et devra y demeurer pendant 14 jours, conformément aux indications de la santé publique, qui se chargera du suivi.

Après avoir analysé la situation et le cours des événements, celle-ci a jugé que le respect des mesures d’hygiène mises en place dans l’école ainsi que l’absence de contact prolongé entre l’élève et d’autres individus a permis de minimiser les risques de propagation, peut-on lire dans la missive envoyée mardi matin.

Selon Mme Tremblay du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, c'est la santé publique qui a décidé que l'école demeure ouverte. L’enseignante sera présente [mardi] ainsi que les autres élèves de la classe, c'est la santé publique qui décide de la suite des événements, a-t-elle indiqué.

Avec les informations de Claudine Richard, Kim Vallière, Josée Guérin et Antoine Trépanier

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