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Edmonton doit décider si les salons de massages érotiques rouvriront

Une enseigne néon d'un salon de massage.

Le maire d'Edmonton, Don Iveson, envisage un vif débat quant à l'avenir des salons de massages érotiques.

Photo : Radio-Canada

Les salons de massages érotiques d'Edmonton pourraient rester fermés après la pandémie. Le conseiller Jon Dziadyk suggère d'accélérer un processus déjà entamé pour éliminer les permis octroyés à ces salons.

Le mois prochain, l'administration municipale doit présenter un rapport qui examine les avantages et inconvénients d'une stratégie de sortie, étalée sur cinq ans.

La pandémie motive cependant le conseiller Jon Dziadyk à demander à ses collègues de réfléchir à ce que ce soit fait plus tôt. Dans deux semaines, il doit présenter une motion pour amorcer le débat.

Je ne juge aucune opinion quant à ce qui devrait arriver. Je soulève la question parce que je veux discuter de ce qu'aura l'air Edmonton après la COVID-19.

Jon Dziadyk, conseiller municipal

« Je me demande si ce n'est pas le moment le plus raisonnable d'avoir cette conversation sérieuse, au lieu de les voir rouvrir leurs portes pour ensuite les refermer de manière permanente », souligne celui qui réclame une révision de l'échéancier.

Jon Dziadyk soutient que sa motion ne fera qu'étendre l'ampleur du rapport attendu au mois de juin. Il dit que ce rapport l'aidera d'ailleurs à se positionner sur l'octroi des permis pour les salons de massages érotiques.

Le conseiller Dziadyk regarde devant lui d'un air sérieux pendant un point de presse.

Jon Dziadyk doit présenter sa motion le 25 mai.

Photo : CBC

Certains conseillers se sont déjà montrés ouverts à l'idée de discuter cette question. Le maire d'Edmonton, Don Iveson, a indiqué lundi qu'il envisage un vif débat à ce sujet, le 25 mai.

Des travailleuses du sexe préoccupées

La motion anticipée du conseiller Dziadyk subit déjà les critiques de certaines travailleuses. Elles disent que la fermeture des salons où elles travaillent les entraînera vers un commerce de sexe clandestin qu'elles considèrent comme dangereux.

« Rien de bien ne peut sortir de cette proposition. Ça nous fera beaucoup de mal », indique celle dont le pseudonyme professionnel est Mona Forya. Radio-Canada a choisi d'utiliser ces noms pour protéger la vie privée et la sécurité des travailleuses.

Depuis 1994, la Ville d’Edmonton octroie des permis d'exploitation pour des salons de massages érotiques. Dans les dernières années, la Ville a intensifié ses efforts pour à la fois empêcher l'implication de personnes mineures et assurer une réduction des méfaits dans ce secteur.

Aujourd'hui, Edmonton compte 322 travailleurs et travailleuses dans ses 32 salons agréés.

Le système de permis a rendu l'industrie beaucoup plus sûre, selon la travailleuse dont le pseudonyme est Hallie Brooks. Cela fait 15 ans qu'elle travaille dans les salons de massages érotiques.

J'ai choisi le métier du sexe. Donnez-moi un toit où le pratiquer. [...] Puis, imposez des taxes pour bâtir les maudites routes, pour bâtir des écoles. Nous poursuivrons, peu importe.

Mona Forya

Dans le cadre du programme, les agents de la Ville effectuent des centaines de vérifications et inspections de sécurité des salons chaque année. Les taux de conformité des propriétaires et employés ont été continuellement supérieurs à 95 %.

Avec des informations de Jordan Omstead de CBC

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