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La Ville d’Ottawa à la table à dessin pour définir son nouveau périmètre urbain

Une enseigne de l'Hôtel de Ville d'Ottawa.

Les consultations vont déterminer de quoi aura l'air Ottawa d'ici 2046 (archives).

Photo : Dereck Doherty

Radio-Canada

La Ville d’Ottawa a commencé, lundi, une série de consultations pour redessiner les limites urbaines de la capitale et encadrer son expansion d’ici 2046. Le destin des terres rurales a été au cœur des échanges.

Plus d’une centaine de délégations publiques ont présenté leurs points de vue jusqu’à tard en soirée aux membres du Comité de l’urbanisme et du Comité de l’agriculture et des affaires rurales de la Ville d’Ottawa.

C’est la deuxième fois que des consultations sur l’expansion territoriale de la municipalité se tiennent depuis les fusions municipales il y a presque 20 ans. Les fonctionnaires municipaux demandent aux élus d’ajouter 1281 hectares de terres rurales à la zone urbaine d’Ottawa pour suivre le rythme de l’augmentation de la population.

C’est une perte d’espaces verts, d’espace rural important et puis nous, dans le contexte du changement climatique, ça n’a pas de sens. L’expansion urbaine, c’est la cause première de l’augmentation des gaz à effet de serre à cause du transport en particulier, a martelé le président de l’Alliance pour les espaces verts de la capitale du Canada, Paul Johannis.

La proposition d’Ottawa comprend aussi de l’intensification urbaine : 51 % des nouveaux logements seraient construits dans des zones établies. D’ici 2046, on projette que la capitale fédérale comptera 1,4 million d’habitants. Ce sont donc quelque 400 000 résidents supplémentaires qui auront besoin de 195 000 maisons pour se loger.

Les nouveaux espaces ajoutés aux limites urbaines de la ville pourraient aussi servir à la construction d’entrepôts, de parcs industriels et de complexes de logistique à proximité des autoroutes.

Le président du Comité de l’agriculture et des affaires rurales, Eli El-Chantiry, a déposé une motion pour que les terres agricoles de choix soient protégées contre l’expansion des limites urbaines.

L'homme est interviewé devant un terrain vague à Ottawa

Le président du Comité de l'agriculture et des affaires rurales, Eli El-Chantiry (archives).

Photo : Radio-Canada / Reno Patry

En étant clairs dans nos intentions, on offre plus de certitude pour les agriculteurs et pour la sécurité alimentaire d’Ottawa, a-t-il expliqué en ajoutant que les lois provinciales requièrent que les villes protègent les terres agricoles.

Les plans qui prendront forme tout au long des prochains jours vont dicter la croissance d’Ottawa pour les décennies à venir, ce qui n’a pas manqué d’attirer beaucoup de groupes différents voulant prendre part aux échanges.

En tout, 109 délégations différentes avec des points de vue diamétralement opposés se sont inscrites pour avoir voix au chapitre. L’Association des bâtisseurs de maisons du grand Ottawa [The Greater Ottawa Homebuilders' Association, NDLR] mène par exemple une campagne publicitaire qui fait valoir que la Ville mise trop sur l’intensification urbaine.

À l’autre bout du spectre se trouvent des associations citoyennes, comme Écologie Ottawa, qui martèlent que l’étalement des limites urbaines de la ville va à l’encontre des objectifs de réduction de gaz à effet de serre que s’est fixés la Municipalité.

Avec les informations de Kate Porter et Gilles Taillon

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