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Après un mois d’avril difficile, le marché immobilier est relancé

Une affiche d'agent immobilier qui indique la vente d'une maison à Québec

Les visites et les inspections ont pu reprendre sous certaines conditions dans l'immobilier. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le marché immobilier est à son tour déconfiné depuis lundi matin. Alors que certains vendeurs ont hâte de finaliser leur vente, d’autres prônent la patience.

Les vendeurs sont de nouveau autorisés à faire visiter leur demeure, mais ils n'accueillent pas tous les éventuels acheteurs au même rythme.

Nous on a une maison construite, on serait prêts à déménager, fait savoir Diane Frenette, propriétaire d’une maison à vendre à Val-d’Or. Elle a mis sa maison à vendre en novembre et elle est plus qu’heureuse de voir que les visites sont de nouveau officiellement autorisées.

Elle entend cependant mettre quelques mesures sanitaires en place. On va s’organiser avec la distance à respecter, quitte à leur donner des gants. On nous suggère qu’on pourrait ouvrir les armoires par exemple et il y a plein de choses qu’il faut mettre en place pour sécuriser tout le monde, soutient-elle.

À Rouyn-Noranda, une autre vendeuse, Line Ferrante, affirme qu’elle sera très patiente. On vendra quand on vendra, lance la dame qui habite Rouyn-Sud.

Elle juge qu’il y a encore trop d’incertitudes pour ouvrir sa maison à des visiteurs. Je ne veux pas prendre de risques pour vendre et faire visiter pour vendre absolument, décrit Mme Ferrante.

Les inspecteurs autorisés à travailler sur tous les projets

Depuis le 20 avril, les inspections pré-vente étaient autorisées pour les propriétés qui devaient être livrées avant le 31 juillet. Depuis ce matin, nous sommes autorisés à faire des inspections pour tous les types de transactions immobilières, explique Stéphane Latour, inspecteur en bâtiment, qui dessert l’ensemble de la région.

Celui-ci ne s’attend pas vraiment à une baisse des demandes d’inspections au cours de l’année 2020.

L'inspecteur porte sarrau, gants, masque.

Un inspecteur en bâtiment en période de COVID. (archives)

Photo : Radio-Canada

J’ai un bon sentiment. Les gens qui étaient prêts à acheter une maison sont toujours prêts à acheter une maison et ceux qui étaient prêts à quitter leur propriété sont toujours prêts à le faire. Certains vont peut-être précipiter leur choix, d’autres vont peut-être prendre un pas de recul, mais sur une période de six à neuf mois, pour terminer l’année 2020, je ne suis pas certain qu’on va avoir un mouvement négatif en termes de nombre d’inspections en bâtiment, soutient M. Latour.

La grande différence, selon lui, viendra de la façon dont les inspections se feront. Normalement l’acheteur, sa conjointe ou son conjoint et même parfois des membres de la famille ainsi que le vendeur sont présents, mais nous allons demander au vendeur de ne plus être présent. On ne pourra plus être trois, quatre ou cinq personnes à l’intérieur d’un bâtiment, explique-t-il.

Baisse de la valeur des propriétés résidentielles de 10 %

Dans la région, la valeur des propriétés a diminué d’environ 10 % en avril, indique le directeur général de la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue, Robert Brière.

Une baisse de 10 % avec le marché que l’on connaît, on ne peut pas dire que le marché a été si affecté cette année, analyse Robert Brière.

L’échantillonnage est cependant très faible, nuance-t-il, puisque le nombre de transactions a chuté de 63 %, comparativement au mois d’avril 2019. Au total, il y a eu 42 ventes résidentielles en avril 2020, contre 114 en avril 2019.

Il s’agissait du premier véritable mois où le marché était perturbé par la pandémie, puisque les ventes avaient été bonnes en mars.

L’an passé, pour le mois d’avril, il y a eu plus de 170 nouvelles inscriptions dans la région, alors que pour le quatrième mois de l’année 2020, on parle plutôt de 51 nouvelles inscriptions.

Il y a moins de propriétés sur le marché, ceux qui étaient à vendre le sont toujours, alors que d’autres qui étaient moins pressés ont mis le projet sur la glace et c’est probablement le temps pour les acheteurs d’acheter tout de suite. S’il y a un meilleur prix à avoir, ça serait probablement là, croit l’ancien courtier immobilier.

Il y a moins de propriétés, donc moins de ventes, mais ça devrait changer avec la reprise des activités économiques et les visites pourront se faire de façon structurée et encadrée.

Robert Brière, DG de la Chambre immobilière

Deux réalités dans la région

Dans la région, il y a deux réalités : une baisse de la valeur des propriétés à Rouyn-Noranda, alors qu’il n’y a eu que 9 ventes comparativement à 32 l’an passé, tandis qu’à Val-d’Or, la valeur des propriétés a augmenté de 13 %.

Si les acheteurs se manifestent de façon assez importante, ça pourrait modifier l’aspect du marché grandement, nous allons le savoir davantage dans les prochaines semaines, mais l’emploi demeure encore précaire, précise M. Brière.

La vente commerciale était complètement interdite, sauf de façon virtuelle, et elle reprend aujourd’hui, mais les mesures sanitaires doivent être respectées.

C’est bien que ça soit mis en place clairement, parce que dans les dernières semaines, certains particuliers ont mis leur maison à vendre et les consignes n’étaient pas tout à fait claires. On a même vu des visites de familles de cinq à six personnes, et ça, c’était carrément dangereux, lance Robert Brière.

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