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Le recrutement sportif au temps de la COVID-19

Un homme avec un polo parle devant de jeunes hockeyeurs, assis sur un banc dans un vestiaire.

Philippe Roy continue de travailler pour recruter une vingtaine de hockeyeurs âgés de 17 à 21 ans (archives).

Photo : Radio-Canada

La COVID-19 ne donne aucun répit aux entraîneurs canadiens, toujours affairés à recruter les plus beaux talents aux quatre coins de la planète. Ces dirigeants de sport amateur doivent aussi gérer d’autres facteurs, dont l’encadrement scolaire ainsi que la logistique pour les athlètes interprovinciaux et internationaux.

Pandémie ou pas, le recrutement n’arrête jamais, même qu'il dure 13 mois par année, dit avec ironie Philippe Roy, entraîneur-chef et directeur général du club de hockey junior A des Hounds de Notre Dame, en Saskatchewan.

Malgré l'incertitude entourant la saison 2020-2021, il doit bâtir une formation, peu importe le moment où celle-ci prendra son envol.

Le développement de nos joueurs n'est pas mis sur pause. Ils ont tous des objectifs à atteindre et nous devons les aider dans leur quête.

Une citation de :Philippe Roy, entraîneur-chef et directeur général des Hounds de Notre Dame

Depuis le début de la crise causée par le coronavirus, il a dû modifier sa manière de recruter en s'adaptant aux hockeyeurs avec qui il discute. Certains veulent se trouver un club dans l'immédiat, tandis que d'autres font preuve de patience.

Autre défi : trois joueurs qui s’étaient engagés à porter les couleurs des Hounds, avant la crise, ont changé d’avis.

Si tu aimes l’action, être entraîneur d’une équipe sportive est un beau domaine.

Une citation de :Philippe Roy, entraîneur-chef et directeur général des Hounds de Notre Dame

Le Montréalais assure toutefois qu’il n’aura pas de difficulté à dénicher deux cerbères prêts à défendre son filet.

Depuis plus d’un mois, je reçois de trois à cinq courriels de gardiens par jour. J’ai senti un sentiment de panique à cette position étant donné qu’il y en a seulement deux par équipe.

L’homme de hockey a même blagué en comparant l’urgence des gardiens de se trouver une nouvelle équipe avec la ruée vers le papier de toilette de nombreux clients dans les magasins de grande surface au début de la crise.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Les frontières à traverser avant la quarantaine

Le club de hockey dirigé par Philippe Roy comprend essentiellement des Canadiens et quelques Américains. La réouverture de la frontière canado-américaine, fermée depuis près d'un mois, est également un aspect qu’il devra surveiller.

De son côté, Abderrahmane Tissira, l’homme à la tête des deux équipes de natation de l’Université de Regina, devra gérer un important casse-tête dispersé aux quatre coins du globe.

Il donne une entrevue dans les gradins menant à la piscine.

L'entraîneur Abderrahmane Tissira est aussi entraîneur-chef et directeur général des Cougars de Regina (archives).

Photo : Radio-Canada

Parmi les 12 nouvelles recrues qui vont se greffer à son équipe de nageuses et de nageurs, 3 proviennent de la Saskatchewan et 9 de l’international. Ce sont des athlètes de l’île Maurice, du Maroc, du Qatar, de l’Égypte, de la Finlande et des États-Unis.

Gérer la venue de ce contingent international s'avère être tout un défi, notamment en ce qui a trait au volet scolaire. Certains d’entre eux n’ont pas pu terminer leur année scolaire dans leur pays d’origine en raison de la fermeture des écoles. De ce fait, ils ne peuvent inscrire une note finale à leur dossier.

Ces étudiants internationaux doivent aussi passer un test d’anglais pour faire leur entrée à l’Université de Regina et, pour le moment, ce test n’est pas offert, dit l’entraîneur à la tête des Cougars depuis 2014.

Il leur a demandé de poursuivre leurs démarches pour l’obtention de leur visa et de tenter, du mieux qu’ils le peuvent, de se pointer le bout du nez dans les Prairies d'ici la mi-août, afin de se placer en quarantaine pour deux semaines avant le début des entraînements prévus à la fin du même mois.

L'entraîneur le supervise dans la piscine.

Abderrahmane Tissira et son protégé des Cougars de Regina, Étienne Paquin-Foisy, se connaissent depuis 2005 (archives).

Photo : Radio-Canada

Commencer sa nouvelle vie dans un nouveau pays, en plus d'être en isolement, est loin d’être l’idéal pour ces étudiants de l'extérieur qui risquent de vivre un important choc culturel. Mais Abderrahmane Tissira veille déjà à la bonne santé mentale de ses protégés, car il sait à quel point cela est un élément essentiel à la réussite d’un athlète.

On veut les garder motivés, en bonne forme physique, mais aussi avec une bonne santé mentale. Toute l’équipe se réunit en vidéoconférence pour des entraînements, mais aussi pour des séances où l’on joue à des jeux.

Une citation de :Abderrahmane Tissira, entraîneur des équipes de natation de l’Université de Regina

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