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Le confinement, moteur de création pour François Pérusse

L'humoriste est assis à la table des invités de Tout le monde en parle.

L'humoriste François Pérusse

Photo : Avanti Groupe

Radio-Canada

Même s’il se dit « confiné » depuis plus de 30 ans, l’humoriste et musicien François Pérusse avoue que le contexte de la pandémie, pendant laquelle son auditoire s’est drôlement élargi, lui a donné envie de créer davantage. Il a profité de son passage à l’émission Tout le monde en parle pour annoncer qu’il allait préparer un nouvel album.

François Pérusse travaille seul dans le studio qu’il possède à la maison depuis plus de 30 ans. Ça n’a pas dû changer grand-chose pour toi? a demandé Guy A. Lepage, d’entrée de jeu.

Le confinement? Pour le travail, ça n’a rien changé. Je sors aussi souvent que je sortais avant – c’est-à-dire pantoute – et ça n’a pas changé grand-chose pour ma vie, a lancé François Pérusse à l’animateur. Mais ce que ça a changé, c’est que j’ai eu peur. Quand c’est arrivé, tout ça, j’ai eu peur, a-t-il avoué.

En début de crise, au moment où le gouvernement Legault et la santé publique ont mis en place les mesures de confinement, l’humoriste a reçu, par l’entremise du web, des « demandes spéciales » provenant de ses fans du Québec et de la France.

J’ai reçu des communications [qui disaient] : ramène-nous [tes] vieux personnages que tu ne fais plus. Des gens m’ont demandé de faire des sketches [sur la pandémie], avec ces personnages-là, affirme l'humoriste.

C’est ainsi que Jean-Charles, le collègue de bureau trop investi dans le bien-être de ses collègues, le pastiche de Bob Hartley, l’entraîneur de hockey à la parlure endiablée, ou encore « le gars qui magasine », champion dans la catégorie mauvaise foi, entre autres, ont repris vie.

Sur sa page Facebook, l’humoriste présente de courtes capsules qu’il nomme « Grands classiques de Pérusse », toutes liées à un mot-clé qui a préalablement fait l’objet d’un sondage auprès de sa communauté.

Retrouver le plaisir de créer

De fil en aiguille, les vidéos humoristiques mises en ligne par François Pérusse sont devenues, en temps de confinement, plus populaires qu’elles ne l’étaient avant la pandémie.

Pour célébrer les 50 millions de vues sur sa chaîne YouTube, il a mis en ligne une vidéo où il s’est amusé à doubler un télévangéliste américain persuadé de pouvoir éliminer le coronavirus « en soufflant le vent de Dieu » dessus.

La capsule a été vue plus de 323 000 fois, seulement sur sa chaîne.

« Je n’ai jamais eu autant de visionnements », affirme-t-il. Mais au-delà des statistiques, Pérusse avoue avoir eu énormément de plaisir à fabriquer cette parodie, notamment en ce qui a trait à la trame musicale qui accompagne les paroles de sa chanson.

C’est ce plaisir qui lui a rappelé celui qu’il avait à enregistrer ses albums.

[Quand on fait] des albums, il y a un côté ardu et il y a un côté agréable. En faisant ça, ça m’a fait repenser au côté agréable. D’ailleurs, ça me donne le goût d’en faire un, et je vais en faire un.

François Pérusse

S’il n’en a pas dit davantage sur cet album à venir, l’humoriste avoue avoir amplement de matériel avec ce qui se trame depuis quelques mois.

Il continuera de plancher sur les capsules qu’il publie sur les réseaux sociaux, considérées comme « un service essentiel » par la comédienne Guylaine Tremblay.

J’avoue que je suis surpris que les gens en confinement réécoutent et ressortent les albums. Ça m’a flatté beaucoup, et c’est aussi ça qui m’a donné le goût de refaire un album.

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