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Le masque obligatoire à la Maison-Blanche, sauf pour Trump et Pence

Des employés de la Maison-Blanche portent un masque lors de la conférence de presse de Donald Trump.

Des employés de la Maison-Blanche présents à la conférence de presse de Donald Trump portaient un masque.

Photo : Associated Press / Alex Brandon

Radio-Canada

De nouvelles directives de la Maison-Blanche prévoient que les membres du personnel devront porter un masque lorsqu'ils se trouveront dans les bureaux du président Donald Trump.

La mesure a été décrétée après que deux personnes travaillant à la Maison-Blanche, dont l'assistante et porte-parole du vice-président Mike Pence, Katie Miller, eurent reçu un diagnostic positif de COVID-19 la semaine dernière.

L'aile ouest de la Maison-Blanche abrite le Bureau ovale, les postes de travail des conseillers du président les plus proches, la salle de presse et les bureaux des journalistes accrédités.

Le port du masque ne sera pas nécessaire lorsque les employés seront dans leur propre bureau.

Comme protection supplémentaire, nous exigeons que toute personne qui entre dans l'aile ouest porte un masque ou un couvre-visage, dit précisément le document interne distribué lundi et obtenu par le New York Times.

La règle ne s'appliquera cependant pas au président ni au vice-président, Mike Pence, signale le quotidien new-yorkais.

Lors d'une conférence de presse donnée par le président en après-midi – la première en deux semaines –, on pouvait voir les collaborateurs du président, tout comme les journalistes réunis dans les jardins de la Maison-Blanche, arborer des masques, mais Donald Trump n'en portait pas.

Le président américain a par ailleurs indiqué qu'il pourrait limiter ses contacts avec le vice-président qui, officiellement, n'est pas en quarantaine. C'est quelque chose dont nous allons probablement parler durant cette période de quarantaine, a-t-il répondu à un journaliste.

Mike Pence, qui dirige la cellule de crise de la Maison-Blanche chargée de lutter contre la pandémie, était d'ailleurs absent de cette conférence de presse.

Contrairement à trois experts qui ont choisi de se placer en quarantaine, le vice-président continue toutefois de travailler depuis la Maison-Blanche.

Plus tôt dans la journée, Mike Pence a mené l'appel hebdomadaire auprès des gouverneurs à partir d'une pièce isolée et non dans la salle de conférence habituelle de la Maison-Blanche, où se trouvaient la plupart des membres de l'équipe.

Les prescriptions entourant le port du masque semblent pour le moins variables.

Une vidéo qui circule montre des PDG de l'industrie alimentaire sur le point de rencontrer le vice-président lors d'une visite en Iowa, vendredi dernier, enlever leurs masques quand une femme, qui selon CNN serait une collaboratrice de Mike Pence, est venue leur parler. La rencontre est pourtant survenue après qu'il eut reçu les résultats du test de sa porte-parole.

Une conférence de presse tendue

Donald Trump a minimisé la portée des deux cas positifs dans son entourage et tenté d’afficher l'image d'un pays venant à bout de la pandémie, multipliant les déclarations optimistes et parfois carrément erronées.

Nous ouvrons [le pays], et il y a un enthousiasme que je n'avais pas vu depuis longtemps, a-t-il lancé, prédisant une nouvelle fois un rebond économique spectaculaire en 2021.

Il a aussi vanté la réponse de son administration quant au dépistage des cas de COVID-19, affirmant entre autres que tout le monde qui voulait se faire tester pouvait le faire.

L'Amérique s'est montrée à la hauteur de la tâche, nous avons su relever le défi et nous avons gagné.

Donald Trump

À ses côtés, un responsable du département de la Santé et des Services sociaux a plutôt précisé que tous les Américains qui avaient besoin d'un test, par exemple ceux aux prises avec un problème respiratoire, pouvaient le passer.

Insistant sur la plus grande capacité de dépistage du monde, le président a en outre affirmé à de nombreuses reprises que les États-Unis testaient davantage que les autres pays, dont la Corée du Sud, un pays qui a su garder un bilan extrêmement favorable grâce aux tests réalisés à grande échelle.

La fin de la période de questions avec les journalistes s'est révélée particulièrement tendue, le président décochant des flèches à l'encontre de quelques reporters. Le président y a mis abruptement fin après un échange avec une journaliste qui demandait en quoi la compétition mondiale était importante, alors que la pandémie faisait encore des victimes aux États-Unis.

Eh bien, ils meurent partout dans le monde. Et c'est peut-être une question que vous devriez poser à la Chine, a tonné le président. Ne me la posez pas à moi. Posez cette question à la Chine. D'accord? Si vous lui posez cette question, vous pouvez obtenir une réponse très inhabituelle.

Pourquoi me posez-vous cette question spécifiquement à moi?, a demandé la journaliste, une Américaine née en Chine.

Je dirais cela à toute personne qui me poserait une question méchante comme celle-ci, a rétorqué le président américain.

Après avoir accordé la parole à une autre journaliste, qui désirait laisser à sa collègue la chance de poser une question de relance, il a décidé de quitter le lutrin.

Avant cela, il a refusé de donner des précisions à un reporter du Washington Post qui l'interrogeait sur le crime qu'il a, sans preuve, attribué à l'ex-président Obama dans un tweet ce week-end.

Vous savez de quel crime il s'agit. Le crime est très évident pour tout le monde. Tout ce que vous avez à faire, c'est de lire les journaux, sauf le vôtre, a-t-il lancé, parlant du Obamagate et évoquant des choses terribles qui ne devraient plus jamais se reproduire.

Vous verrez ce qui va se passer au cours des prochaines semaines, a-t-il dit.

Vendredi dernier, Barack Obama est sorti de sa réserve et a fustigé la gestion de la pandémie par son successeur, critiquant un désastre chaotique absolu.

Le nombre de morts prévu aux États-Unis revu à la hausse

Des gens portant des masques assistent à un enterrement à Brooklyn, aux États-Unis.

La pandémie a fait plus de 81 000 morts aux États-Unis jusqu'à maintenant.

Photo : Reuters / Jeenah Moon

Tandis que le président Trump presse les États de rouvrir leur économie et que plusieurs États ont commencé à assouplir les restrictions imposées aux entreprises et aux activités sociales, un centre de recherche revoit légèrement à la hausse le modèle prévisionnel des morts dus à la COVID-19.

L'Institute Health Metrics and Evaluation (IHME) de l'Université de Washington prévoit désormais que plus de 137 000 Américains mourront d'ici le début du mois d'août, comparativement aux 134 000 prévus lors de ses projections précédentes.

Cette augmentation est en grande partie attribuable au fait que les Américains ont recommencé à se déplacer, explique dans un communiqué de presse le directeur de l'IHME, le Dr Christopher Murray, à la lumière de ce que montrent les données anonymes de téléphones portables.

Dans certains États, cette tendance à la hausse a même commencé avant les mesures de déconfinement.

Jusqu'à ce que nous ayons un dépistage mené en accéléré, un suivi des contacts [des personnes touchées], l'isolement des personnes dont le test est positif et l'utilisation généralisée des masques en public, il existe une grande probabilité de nouvelles infections, a soutenu le Dr Murray dans le communiqué.

La COVID-19 a jusqu'ici tué plus de 81 000 Américains.

Avec les informations de New York Times, CNN, et Agence France-Presse

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