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Des films qui donnent faim pour les cinévores en confinement

Un homme regarde un verre de vin rouge qu'il tient au bout de ses doigts.

L'aile ou la cuisse, de Claude Zidi

Photo : EyeSteelFilm

Alexis Boulianne

Même si le déconfinement pointe le bout de son nez dans plusieurs régions du Québec, le coronavirus force nombre de gens à continuer de s'encabaner et à chercher des divertissements qui leur permettent de rester à la maison.

La section Alimentation vous recommande ces films classiques sur la nourriture, réalisés avant les années 2000, pour vous permettre de décrocher, de sourire, de pleurer ou simplement de trouver l’inspiration de votre prochain repas.

Nous vous proposerons aussi une liste de films plus récents. À venir! 

L’aile ou la cuisse, 1976

Collaboration désopilante entre Louis de Funès et Coluche, L’aile ou la cuisse est un commentaire sur une France en pleine révolution culinaire. Louis de Funès joue de manière très clownesque le critique culinaire du guide Duchemin (en référence au fameux guide Michelin), qui fait tout pour s’opposer à l’horrible nourriture produite à la chaîne par l’industriel Jacques Tricatel. Ce dernier, avec ses restaurants d’autoroute, a acheté plusieurs établissements haut de gamme dont Duchemin veut faire la promotion. La nourriture n’est pas qu’un prétexte, mais bien le centre de cette délicieuse comédie : le film est apprécié pour les moments savoureux où Louis de Funès se déguise pour aller manger au restaurant incognito, ou lorsqu’il garde des échantillons de sauce dans son veston, ou encore pour la fameuse scène dans laquelle il devine avec précision le cépage, le millésime et le vignoble d’un vin en n’utilisant que la vue. L’aile ou la cuisse est finalement une vive critique de la restauration rapide, naissante en France au moment de la réalisation du film.

Disponible en visionnement sur Canal+

Garçon!, 1983

Film d’ambiance et de dialogues, Garçon! met en scène Yves Montand dans le rôle d’un serveur nommé Alex qui travaille dans une brasserie parisienne. L’animation douce de la salle à manger avec ses clients distingués et leurs conversations posées contraste avec l’ambiance de la cuisine, où les insultes et les coups bas fusent de toute part. Cette rivalité existe bel et bien dans les restaurants, bien qu'elle soit moins intense de nos jours. Le séducteur Alex a toutefois un plan bien précis en tête, qu’il réalisera après avoir quitté cet environnement dynamique mais difficile. L’auditoire sera plongé dans l’univers de ces fameuses brasseries parisiennes d’un autre temps, avec leurs plats classiques et leurs manières bien particulières, qui rendent justice à la classe et au raffinement de la cuisine française ainsi qu’au travail acharné des garçons de café.

Non disponible en ligne au Canada

Tampopo, 1985

Fabuleuse comédie qui mélange avec grâce influences cinématographiques occidentales et japonaises, Tampopo est l'un des plus beaux hommages jamais faits à la nourriture. La capacité de cuisiner un bon ramen, ce plat de nouilles omniprésent au Japon, devient l’objectif de vie d’une jeune restauratrice qui devient l’élève d’un livreur de lait. Dans une suite ininterrompue de traits d’humour grinçant et de moments doux et sereins – à la manière d’un rêve –, le réalisateur Jūzō Itami réussit à tisser la toile entre les relations humaines, les souvenirs et la nourriture. Il s'agit d'un grand et beau film qui vaut la peine d’être vu, ne serait-ce que pour ses scènes cultes, dont celle du jaune d’œuf échangé lors d’un baiser, de cette vieille femme qui fait des siennes au supermarché ou de l’entraînement de la chef de ramens à la manière de Rocky Balboa (« ça prend du cardio pour faire des ramens! »).

Disponible sur iTunes

Le festin de Babette, 1987

L’austère rigueur luthérienne sublimée par un somptueux festin : peu de films centrés sur la nourriture portent un message aussi fort que Le festin de Babette, classique danois de Gabriel Axel. La Française Babette (Stéphane Audran), réfugiée du bain de sang de la Commune de Paris, paie hommage à cette communauté de protestants et protestantes qui l’a accueillie 15 ans plus tôt. Gagnante d’une loterie, elle aurait pu retourner à Paris, mais elle utilise plutôt l’argent pour cuisiner à sa famille d’accueil un repas céleste où sont servis soupe à la tortue, blinis au caviar et à la crème sure, cailles « en sarcophage » et desserts exotiques. Ces mets fins et les vins, tous plus délicats les uns que les autres, délient les esprits de ses convives, qui s’étaient pourtant juré de ne pas réagir aux plats, jugés excessifs. La rupture de ce barrage émotionnel provoquée par la somptueuse nourriture de Babette laisse couler l’amour et les confidences entre ces âmes qui ont été si froides toute leur vie.

Disponible sur iTunes

Les affranchis (Goodfellas), 1990

Les affranchis se passe de présentations. Ce film de gangsters élevé au rang de film culte raconte les événements de la vie du criminel Henry Hill. Ce qui explique la place de cette œuvre de Martin Scorsese dans notre liste de films qui donnent faim, c’est la scène de cuisine lorsque Henry et ses associés sont en prison. Bien sûr, pour ces rois du crime new-yorkais, la prison ressemble plus à des vacances. Ils sont vus en train de cuisiner dans leur cellule; Paulie, un des compagnons de cellule de Henry, coupe les gousses d’ail avec une lame de rasoir. Les gangsters apprêtent steaks et homards, boivent de grands vins et des champagnes et reçoivent la livraison de pain frais directement dans leur cellule.

Disponible sur iTunes

Salé sucré, 1994

Dans ce film du réalisateur Ang Lee, un grand chef de cuisine chinoise, M. Chu, vit avec ses trois filles. Chaque soir, il leur prépare un somptueux repas, composé de viandes, de poissons, de légumes et de dim sums; d’ingénieux et magnifiques plats qui remplissent leur table, mais qui ne suscitent curieusement pas l’intérêt de sa famille, apparemment blasée malgré le talent du chef. Ces trois filles incarnent le changement social qui prend place à Taïwan dans les années 1990, tandis que le père symbolise la tradition et les valeurs d’une autre époque. Les scènes de cuisine, qu'elles soient filmées dans la maison de M. Chu ou au restaurant où il travaille, montrent les mains habiles du cuisinier manipulant avec soin et grande dextérité les aliments qui forment ses magnifiques plats. Salé sucré n’est bien sûr pas seulement une ode à la cuisine traditionnelle chinoise (puisque celle-ci symbolise clairement « l’ancien » système de valeurs), mais la beauté de cette cuisine est particulièrement bien mise en valeur par Ang Lee.

Disponible en version anglaise sur le service de visionnement en ligne de Cinéplex (Nouvelle fenêtre)

À table (Big Night), 1996

Dans ce film tout en simplicité réalisé par Campbell Scott et Stanley Tucci, deux frères quittent leur Italie natale pour s’installer au New Jersey et ouvrir un restaurant de cuisine italienne authentique. Devant les plats délicieux que prépare Primo (Tony Shalhoub), la clientèle américaine reste de glace, et leur petit restaurant, pourtant très prometteur, plonge lentement vers la faillite, malgré la bonne gestion financière de Secondo. Refusant de faire de la cuisine italienne américanisée, les deux frères tentent le tout pour le tout lors d’une soirée festive cinq services où sera servi l’imposant timpano, un plat complexe qui réjouit finalement la clientèle. Toutefois, la soirée ne se déroule pas comme prévu : un chanteur célèbre, dont la présence avait pourtant été promise aux invités, est finalement absent. Tout au long du film, l’attention est focalisée sur les plats magnifiques de Primo, sur leur préparation délicate et passionnée, sur l’attention portée aux ingrédients et sur la provenance de ces derniers. Un conte moderne sur l’appartenance, la tradition et l’amour du travail bien fait, illustré par la nourriture et son pouvoir évocateur.

Disponible sur iTunes

N’oubliez pas le maïs soufflé!

Pour une soirée cinéma réussie, vous avez besoin de quelques incontournables : votre place préférée sur le divan, un pyjama confortable et, évidemment, un bol de maïs soufflé. Pourquoi ne pas essayer d’en faire à la maison? Vous n’avez besoin que de maïs à souffler et d’un peu d’huile, ainsi que de l'assaisonnement que vous choisirez.

Essayez les recettes de maïs soufflé gourmand de Marc Maulà : au chocolat blanc, à la poudre de chili, à la ciboulette, etc.

Maïs soufflé maison

INGRÉDIENTS

  • 3 c. à soupe (45 ml) d’huile végétale

  • ⅓ tasse (80 ml) de grains de maïs à éclater

  • Un peu de sel, au goût

PRÉPARATION

  1. Dans une casserole de 2,5 à 3 litres munie d’un couvercle, chauffer l’huile à feu moyen-vif.
  2. Ajouter les grains de maïs et le sel.
  3. Couvrir.
  4. Chauffer en remuant la casserole jusqu'à ce que les grains cessent d’éclater, soit de 5 à 8 minutes.

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