•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tous les préposés aux bénéficiaires de l'Abitibi-Témiscamingue revenus de Montréal ont la COVID-19

Un travailleur de la santé tient une tige pour un test de dépistage, alors qu'un collègue tient une éprouvette.

Un travailleur de la santé fait un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : Associated Press / Santi Palacios

Jean-Marc Belzile
|

Les cinq préposés aux bénéficiaires qui sont allés prêter main-forte à Montréal et qui sont revenus en Abitibi-Témiscamingue ont tous contracté la COVID-19.

Deux préposés aux bénéficiaires qui présentaient des symptômes de la COVID-19 ont reçu un résultat positif la semaine dernière.

Trois autres préposés avaient pris la décision de revenir dans la région au même moment, mais ne présentaient aucun symptôme. Avant de pouvoir retourner au travail, ces trois personnes ont dû passer un test qui s’est également avéré positif.

Ces cinq employés se trouvent maintenant en isolement pour une période de 14 jours.

Toutes ces personnes s’étaient rendues à Montréal et ont été affectées à la Place Dupuis, un hôtel aménagé en hôpital pour traiter les patients atteints de COVID-19.

L’Hôtel Place Dupuis à Montréal, en avant-plan, la Place Émilie-Gamelin.

L'Hôtel Place Dupuis a commencé à accueillir des patients atteints de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Quand tu fais du 16 ou 18 heures par jour dans un endroit où tout le monde est contaminé et qu’en plus tu habites aussi dans l’hôtel, moi, le lien, je le fais directement avec la clientèle, affirme la vice-présidente régionale de la Fédération de la Santé et des services sociaux - Confédération des syndicats nationaux, Annick Trottier, qui croit que les employés ont tous été contaminés par des patients.

Équipements de protection

Annick Trottier précise à nouveau que des changements doivent être apportés notamment pour l’équipement de protection qui est offert aux préposés. Sur place, il n’y a que des lunettes de sécurité et un masque chirurgical.

Équipement de protection, masques, lunettes, gants.

Masques et lunettes de protection.

Photo : Gracieuseté de Sari McLin

L’Institut national de Santé publique du Québec recommande que les masques N95 soient portés uniquement quand il y a une contamination sévère, comme pour des problèmes pulmonaires sévères.

Là-bas, à la Place Dupuis, où nos travailleurs vont, c’est une clientèle qui est contaminée de A à Z. Ce n’est pas parce que tu n’es pas intubé ou avec une problématique pulmonaire importante que tu n’es pas contagieux. Je ne pense pas qu’il y ait un degré, affirme Annick Trottier, qui croit que tout le monde devrait pouvoir porter une visière ou un masque N95.

La présidente directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy a réitéré qu’il s’agit de l’équipement adéquat selon l’Institut nationale de Santé publique.

« Moi ce que je retiens de cette situation-là, ce n’est pas que la situation est non-sécuritaire à Montréal, mais comment on peut s’assurer que nos employés respectent et utilisent bien les équipements de protection individuelle pour bien se protéger. »

— Une citation de  Caroline Roy, PDG du CISSS-AT

Lorsque questionnée à savoir si elle jugeait que les employés n’ont pas utilisé le matériel de façon adéquate, Caroline Roy a répondu ne pas pouvoir l’affirmer.

Je ne pourrais pas affirmer ça, mais ce qu’on sait, c’est qu’à partir du moment ou les mesures sont bien respectées de façon très rigoureuse, sans avoir de risque 0, les équipements de protection protègent. (...) C’est une petite minorité de personnes affectées à la Place Dupuis qui est affectée et on a 5 de ceux-là qui sont de l’Abitibi, a ajouté Caroline Roy

La FSSS-CSN et le CISSS-AT assurent que ces employés ne retourneront pas au travail avant que la quarantaine ne soit terminée.

Les personnes vont rester en isolement pour s’assurer qu’ils ne vont pas contaminer personne, assure Annick Trottier.

D’autres travailleurs régionaux à Montréal

Quatre préposés aux bénéficiaires et deux infirmières de l’Abitibi-Témiscamingue sont toujours à Montréal. Certains pourraient revenir dans les prochains jours.

Les travailleurs de la santé qui vont à Montréal doivent ensuite passer de nombreux tests. Un premier test de dépistage est effectué avant leur départ de Montréal, un autre entre trois à cinq jours après leur retour. Cette période correspond à la durée moyenne avant l'apparition des symptômes après une exposition au virus. Un dernier test est effectué après la période d'incubation du virus, soit 14 jours après le dernier contact avec un cas confirmé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !