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Les ventes de désinfectant et de farine ont explosé au Canada depuis le confinement

Un jeune commis devant l'entrée de l'épicerie.

Les dépenses des Canadiens à l'épicerie permettent de brosser un portrait de leur confinement.

Photo : Ivanoh Demers / Radio-Canada\Ivanoh Demers

En se basant sur les données de consommation des Canadiens depuis le début du confinement, Statistique Canada tente de « dresser un portrait de ce qu’ils font pour subvenir à leurs besoins et de ce qu’ils font de leur temps à la maison ».

Pour y arriver, l’agence fédérale a observé les variations sur 52 semaines des ventes de certains produits à l’épicerie.

Une variation en pourcentage d’une année à l’autre des ventes hebdomadaires est calculée pour mettre en perspective les tendances de consommation actuelles par rapport à la même période un an plus tôt, explique Statistique Canada dans sa récente étude, Les consommateurs canadiens s’adaptent à la COVID-19 : un aperçu des ventes d’épicerie canadiennes jusqu’au 11 avril. Cette mesure est surtout utile pour l’analyse de séries de données touchées par des effets de calendrier connus.

Or, en ces temps de pandémie et de confinement, cet indice permet de deviner ce qui se passe dans les chaumières canadiennes.

D’abord, Statistique Canada confirme une « panique » des consommateurs au cours du mois de mars en concordance avec les premières mesures économiques annoncées par Ottawa et la déclaration de l’état d’urgence dans de nombreuses provinces et territoires.

[Au] cours de la semaine se terminant le 21 mars, les ventes d’épicerie avaient augmenté de 40 % par rapport à la même semaine un an plus tôt, note Statistique Canada. Après le pic enregistré en mars, les recettes des épiceries sont demeurées à des niveaux élevés comme jamais auparavant au cours des trois semaines suivantes.

Se laver les mains et faire du pain

Qu’ont acheté les Canadiens lors de cette ruée vers les étalages? Le désinfectant pour les mains (+792 % pour la première semaine de mars), le papier de toilette (+288 % pour la deuxième semaine de mars) et le riz (+284 % pour la deuxième semaine de mars) ont connu des hausses vertigineuses de ventes par rapport à l’an dernier.

Les produits de boulangerie ont également rapidement disparu des étalages des épiceries et pour cause : la farine, le beurre, les œufs et le lait ont tous connu d’importantes hausses de ventes.

[Les] ventes de farine ont ainsi continué d’être supérieures à celles enregistrées l’année dernière, progressant de plus de 200 % d’une année à l’autre en mars et de 81 % par rapport à la même période un an plus tôt au cours de la semaine se terminant le 11 avril, note Statistique Canada.

Des étagères vides dans une épicerie de Colombie-Britannique.

Certaines épiceries ont manqué de certains produits, dont la farine, le sucre et le papier hygiénique dans les premières semaines de la pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Si les ventes des produits traditionnels favoris au cours de la semaine précédant la fin de semaine de Pâques ont été similaires à celles enregistrées au cours de la même semaine en 2019, Statistique Canada a observé une chute dans les ventes de fleurs dans les épiceries pour la fin de semaine de Pâques.

Ces ventes ont diminué de 47 % par rapport à 2019. Situation similaire du côté du jambon (-13 %), alors que la dinde fraîche et surgelée était en hausse de 19 %.

Malgré la pression financière accrue qui pèse sur les Canadiens en raison de pertes d’emplois ou de revenus, les ventes ont augmenté pour d’autres produits vers lesquels se sont tournés les Canadiens pour répondre à des besoins de divertissement et de confort qu’ils auraient auparavant comblés à l’extérieur de la maison, ajoute Statistique Canada.

Ainsi, les ventes de bière et de vin en épicerie ont connu une hausse de 76 % par rapport à l’an dernier pour la troisième semaine de mars.

Privés de leurs baristas, les Canadiens ont également acheté beaucoup plus de filtres à café (+80 % pour la troisième semaine de mars).

Et ne pouvant se rendre dans les salons de coiffure pour encore un bon moment, les Canadiens ont décidé de prendre les choses en main, comme en témoigne la récente hausse de 17 % pour les produits pour couper ou coiffer les cheveux et la hausse de 75 % lors de la deuxième semaine d’avril pour les teintures.

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