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La Nouvelle-Écosse limitera la nicotine dans les produits à vapoter

De la vapeur s'échappe de la bouche d'une femme qui tient une cigarette électronique dans une main.

Le règlement adopté par la Nouvelle-Écosse qui limite le taux de nicotine dans les produits du tabac pour vapoter va entrer en vigueur le 1er septembre prochain.

Photo : Associated Press / Craig Mitchelldyer

Radio-Canada

La Nouvelle-Écosse prend des mesures plus sévères pour protéger la santé publique, en particulier celle des jeunes, en matière de vapotage de produits du tabac.

Face à la croissance inquiétante du vapotage chez les adolescents, la Nouvelle-Écosse s’est donné le pouvoir de contrôler la quantité de nicotine dans ces produits au moyen d’un amendement à la loi sur le tabac adopté le 27 février dernier.

Puis, un nouveau règlement adopté la semaine dernière interdira à compter du 1er septembre la vente des liquides à vapoter qui contiennent plus de 20 mg de nicotine par millilitre.

C’est presque le tiers de la quantité de nicotine actuellement présente dans certains produits, explique Rob Cunningham, de la Société canadienne du cancer.

Les fabricants de tabac au Canada ont introduit des marques avec un taux de nicotine de 57 mg par millilitre, souligne l’analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer, Rob Cunningham.

La Nouvelle-Écosse est la première province canadienne ayant adopté un tel règlement.

Une mesure qui s’inspire du Vieux Continent

Vingt-huit pays de l’Union européenne ont adopté en 2016 une directive limitant à 20 mg par ml la concentration de nicotine dans les liquides à vapoter.

La limite porte des fruits. Selon une étude publiée récemment par l’Université de Waterloo, les jeunes en Grande-Bretagne ont une moins grande dépendance à la cigarette électronique que les jeunes en Amérique du Nord.

Le problème du vapotage parmi les adolescents énorme en Amérique du Nord n’existe pas dans l’Union européenne, affirme Rob Cunningham.

La Société canadienne du cancer applaudit la décision de la Nouvelle-Écosse.

Ça va réduire le vapotage parmi les adolescents, ça va réduire la dépendance et ça va protéger les adolescents des produits des fabricants de tabac.

Rob Cunningham., analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer

M. Cunningham souhaite que les autres provinces imitent la Nouvelle-Écosse. Si la Nouvelle-Écosse peut protéger les adolescents avec ce règlement, on peut le faire pour tout le Canada, dit-il.

Déjà avec la loi interdisant la vente de produits aromatisés de vapotage à compter du 1er avril, les propriétaires de plusieurs boutiques ont décidé de fermer leurs portes.

Avec les renseignements de Stéphanie Blanchet

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