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Des groupes d’Ottawa unissent leurs forces pour protéger les enfants mal traités

Un enfant triste dans l'entrée d'une maison.

Les signalements pour la maltraitance d''enfants auprès d'organisme et de la police ont baissé, ce qui inquiète les intervenants jeunesse (archives).

Photo : iStock

CBC

Des agences ottaviennes qui veillent au bien-être des enfants ont décidé de s’unir pour continuer d’offrir leur aide aux jeunes plus vulnérables en période de pandémie.

Selon certains experts, le nombre de cas de maltraitance d’enfant rapportés a diminué de manière significative depuis la mi-mars.

Avec les mesures de confinement et la suspension des cours et des activités parascolaires, ces spécialistes s’inquiètent et pensent que l’abus se perpétue à huis clos à l’abri des regards.

Je m’inquiète du fait que certains jeunes qui ont besoin d’aide ne puissent pas en obtenir en ce moment prévient la pédiatre Michelle Ward du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO).

La Dre Ward constate que moins d’enfants se rendent à l’hôpital depuis le début de la pandémie, une tendance qu’elle juge préoccupante.

On aimerait croire que ça signifie que tout va mieux, mais ça veut simplement dire qu’il y a moins de regards attentifs pour les enfants, explique-t-elle. Nous savons d’après certaines recherches faites dans le passé que lors d’événements comme des récessions économiques, il y a plus de cas de maltraitance.

La pandémie a engendré un stress supplémentaire pour les familles déjà aux prises avec des enjeux financiers, de santé mentale ou de dépendance, par exemple. Tous ces facteurs aggravent la vie à la maison et ça rend la tâche du parent encore plus difficile, note la Dre Ward.

Un village virtuel

Pour mieux identifier la maltraitance, une équipe d’intervention composée de membres du personnel du CHEO, de la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa, de Santé publique Ottawa et du Service de police d’Ottawa a été mise sur pied.

L’équipe se rencontre virtuellement chaque jour et des conférences quotidiennes sont vitales pour les jeunes vulnérables d’Ottawa, selon la Dre Ward. Ça prend un village [pour élever une enfant], selon elle. Dans ce cas-ci, on parle plus d’un village virtuel, mais un village quand même.

La directrice générale de la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa, Kelly Raymond, remarque elle aussi que son regroupement est moins sollicité depuis le début de la crise sanitaire.

Sur une période de six semaines, le volume d’appels a chuté de moitié comparativement à la même période l’an dernier. Les travailleurs sociaux qui œuvrent auprès des jeunes préconisent maintenant les rencontres virtuelles, mais ils effectuent encore des visites en personne pour les cas les plus graves, fait remarquer Mme Raymond.

Elle souligne aussi que des intervenants du milieu collaborent aussi avec les conseils scolaires et les enseignants pour présenter aux élèves des questions pour mesurer leur niveau de bien-être, même si les cours se donnent virtuellement.

Nous savons que les enfants ont des relations avec leurs enseignants. C’est donc tout naturel de les inclure, souligne Mme Raymond.

L’inspecteur Jim Elves de l’unité des enquêtes spéciales du Service de police d’Ottawa note lui aussi que les signalements de comportements abusifs sont à la baisse depuis l’instauration des mesures de confinement.

Si vous voyez ou si vous entendez quelque chose qui vous paraît louche, contactez la police. Si vous y pensez même brièvement, téléphonez-nous, insiste-t-il.

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