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Du dépistage au vaccin, les scientifiques manitobains combattent la COVID-19

Le chercher se tient au milieu de quatre autres membres de son équipe dans un laboratoire.

Le Dr Xiao-Jian Yao (au centre) et son équipe sont au coeur de l'effort manitobain de recherche sur un potentiel vaccin contre le coronavirus à l'origine de la COVID-19.

Photo : Research Manitoba

Radio-Canada

Bien qu’ils ne soient pas en contact direct avec les patients traités après avoir attrapé la COVID-19, plusieurs scientifiques manitobains mettent l’épaule à la roue pour combattre la pandémie à leur manière, dans le secret de leur laboratoire.

Parmi eux, le professeur Xiao-Jian Yao, du département de microbiologie de l’Université du Manitoba, s’est récemment vu octroyer près de 600 000 $ en bourses pour développer un vaccin contre le coronavirus à l’origine de la maladie.

« Je travaille sans arrêt depuis plus de deux mois, parfois même la nuit », confie-t-il. « Je veux faire ce que je peux pour améliorer nos chances de contenir le virus. »

Celui qui s’est notamment intéressé au VIH et au H5N1 tente de mettre au point un vaccin qui permettrait le développement d’anticorps. Si les tests sur des souris donnent les résultats escomptés, il pourra entreprendre la phase de tests sur des êtres humains.

Vers la production de médicaments

Un autre groupe de chercheurs mené par le Dr Ryan Zarychanski, un hématologue à ActionCancer Manitoba et professeur à l’Université du Manitoba, a obtenu 700 000 $ de la province pour étudier des traitements possibles de la maladie.

Le Dr Zarychanski, en chemise et cravate, un stéthoscope au cou, pose dans une chambre d'hôpital.

Le Dr Ryan Zarychanski est professeur associé à l'Université du Manitoba. Il mène des essais cliniques afin de trouver des médicaments efficaces dans la lutte contre la COVID-19.

Photo : Université du Manitoba

Son équipe mène des recherches à l’aide de médicaments existants, dont l’antimalarique hydroxychloroquine, afin de voir s’ils permettent à des patients exposés au coronavirus d’éviter de développer la COVID-19.

Ils ont déjà complété une série de tests, mais les résultats n’en sont pas encore connus. Une autre phase tentera de déterminer si le recours à des anticoagulants « peut réduire la formation de caillots, l’inflammation et, espérons-le, la capacité du virus à endommager les organes », explique le médecin.

Une autre étape sera de tester l’injection de plasma sanguin de personnes guéries afin de voir si les anticorps qu’il contient permettent d’éviter de graves lésions ou la mort du patient.

« Je suis fier de mon équipe. C’est un privilège, pour nous, de pouvoir faire ces recherches, malgré la fatigue. »

Diagnostiquer rapidement la maladie

Gros plan sur Brad Pickering, à l'extérieur, devant un conifère.

Brad Pickering travaille, quant à lui, sur un appareil de détection rapide du coronavirus.

Photo : Agence canadienne d'inspection des aliments

La course au diagnostic rapide est ce qui motive les recherches de Brad Pickering, du Centre national des maladies animales exotiques. Il a reçu 400 000 $ des gouvernements fédéral et provincial pour concevoir une trousse de dépistage rapide, portable et facile à utiliser.

L’appareil sur lequel il travaille serait alimenté par une pile et utilisable, par exemple, dans les aéroports ou au chevet d’un malade alité à la maison.

« Je veux donner la possibilité de mener rapidement un test de dépistage avec un outil facile à utiliser et qui ne demanderait donc pas une grande expertise », explique-t-il.

Selon lui, ce genre d’outils pourrait notamment être utile quand viendra le temps de redémarrer l’économie. « Ça permettrait aux entreprises de rester ouvertes. J’espère qu’on pourra offrir quelque chose qui aide vraiment les gens. »

Mettre le savoir-faire canadien à contribution

Au-delà des trois équipes mentionnées, d’autres chercheurs manitobains contribuent à la lutte contre la pandémie et le travail de chacun est essentiel, note Christina Weise, la présidente de Research Manitoba.

« Il faut de nombreux cerveaux pour résoudre les défis posés par la crise et les chercheurs manitobains y jouent un rôle très, très important », précise-t-elle.

Avec les informations de Rachel Bergen

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