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Déconfinés, des pays voient surgir de nouveaux cas de coronavirus

Après avoir freiné l'épidémie, la Corée du Sud, l'Allemagne et la Chine voient un rebond des cas de COVID-19.

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Un homme portant un masque passe devant une devanture avec des affiches signalant la fermeture de l'endroit, une discothèque.

Les précisions de Gabrielle Proulx

Photo : Associated Press / Ahn Young-joon

Radio-Canada

Alors que le déconfinement commence dans de nombreux pays d'Europe, d'autres voient un rebond des cas, redoutant une deuxième vague de l'épidémie.

La Corée du Sud, qui avait suscité l'admiration pour ses résultats dans le combat contre la pandémie, a ordonné la fermeture des bars et discothèques de sa capitale Séoul.

Plus d'une cinquantaine de nouveaux cas de contamination sont liés à un homme de 29 ans déclaré positif après avoir fréquenté cinq clubs et bars le week-end précédent à Itaewon, l'un des quartiers branchés de Séoul.

Les autorités sanitaires redoutent une nouvelle flambée de contaminations estimant à 7200 le nombre de personnes ayant également fréquenté les cinq établissements en question.

La province de Gyeonggi, qui entoure Séoul et compte 12 millions de personnes, a aussi décrété la fermeture de 5700 établissements pour deux semaines à compter de dimanche.

Tant que ce n'est pas fini, ce n'est pas fini, explique le président du pays Moon Jae-in, soulignant que ce nouveau de foyer de contamination est l'illustration de la manière dont le virus peut, à tout moment, se propager à grande vitesse.

Cela intervient quelques jours après la décision du gouvernement d'assouplir les mesures prises notamment avec la réouverture graduelle des parcs, les bibliothèques et d'autres lieux publics, de même que les écoles.

Un parc pour enfants

Le port du masque a été préconisé très tôt par les autorités sanitaires sud-coréennes, comme barrière de protection notamment contre les cas asymptomatiques, comme ici à Séoul.

Photo : Radio-Canada / Anyck Béraud

En Allemagne, où les mesures de confinement ont été assouplies, le nombre de personnes que peut infecter un malade – ce que l'on appelle le taux de reproduction du virus ou le "R0" – a atteint 1,1, a indiqué l'Institut Robert Koch pour les maladies infectieuses.

Il faut que ce taux soit inférieur à 1 pour que l'épidémie recule.

Trois cantons allemands dépassent aussi actuellement le plafond fixé par le gouvernement de 50 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants.

Cette semaine, la chancelière Angela Merkel avait convenu avec les représentants des régions d'un mécanisme de reconfinement au niveau local si le nombre des cas de la COVID-19 repartait à la hausse.

Dans le nord du pays, la population a cependant eu comme un avant-goût de normalité, en étant à nouveau autorisée à déjeuner au restaurant, en salle ou en terrasse.

Premier cas en plus d'un mois à Wuhan

En Chine, pays d'où est partie la pandémie en décembre 2019, le niveau de risque épidémiologique dans un quartier de Wuhan a été relevé de « faible » à « moyen » après la découverte d'un cas de COVID-19, le premier depuis plus d'un mois dans la ville berceau de la pandémie.

Hormis le cas de Wuhan, la Chine a fait état dimanche de 13 nouveaux cas de COVID-19 sur son territoire. C'est la première fois depuis le 1er mai que le pays annonce une augmentation à deux chiffres du nombre de contaminations sur une journée.

Ailleurs au pays, une directive a autorisé la réouverture sous conditions de tous les lieux publics : centres commerciaux, restaurants, cinémas, installations sportives, sites touristiques, bibliothèques.

Au moins 4 128 810 cas d'infection, parmi lesquels 281 103 décès, ont été recensés dans le monde, notamment en Europe (plus de 1,7 million de cas et près de 155 000 morts), ainsi qu'aux États-Unis (plus de 1,3 million de cas et près 80 040 morts).

Du côté de l’Europe, des signes tout de même encourageants sont observés à l'approche du début du déconfinement, notamment en France qui vit son dernier week-end confiné.

L'épidémie de coronavirus a causé la mort de 70 personnes sur les dernières 24 heures, soit le plus faible bilan quotidien depuis le début du confinement.

Amélioration également en Espagne, l’un des pays les plus frappés par la pandémie, qui compte désormais 264 663 cas. Ces dernières 24 heures, 179 patients ont succombé, soit 50 de moins que la veille. Un chiffre par ailleurs très en dessous du pic de 950 morts enregistré en un jour début avril.

Le premier ministre, Pedro Sanchez, a malgré tout souligné la nécessité de rester « à l’affût » avant que la moitié de la population ne passe à une première étape de déconfinement, notamment en se retrouvant aux terrasses des restaurants.

Un enfant à vélo traverse une rue.

Contrairement aux autres États européens, l'Espagne avait interdit aux enfants de sortir depuis le début du confinement général du pays mi-mars.

Photo : Getty Images / Marcelo del Pozo

Au Royaume-Uni, le premier ministre, Boris Johnson, lui-même rescapé de la COVID-19, a annoncé dimanche la prolongation du confinement au moins jusqu'au 1er juin. Il dit viser une réouverture des magasins et des écoles primaires « au plus tôt début juin », et de certains bars et restaurants au début juillet. Il a aussi annoncé qu'une quarantaine pour les personnes qui entrent dans ce pays par avion sera bientôt instaurée. Son pays est le deuxième le plus endeuillé au monde avec près de 32 000 morts.

Pour alléger le confinement, décrété le 23 mars, le gouvernement souhaite procéder par étapes, avec un nouveau système d'alerte à cinq niveau pour suivre l'évolution de l'épidémie dans le pays, en utilisant un code-couleur par région, comme c'est le cas en France.

Des mesures spécifiques pourront être mises en place dans certaines régions en fonction de l'évolution du virus.

Pour le moment, nous pensons que le pays se trouve à quatre sur une échelle de cinq, cinq étant le [niveau le] plus préoccupant et nous voulons le ramener aussi rapidement que possible à trois, a décrit le ministre chargé des Communautés, Robert Jenrick, sur Sky News, dimanche.

Le gouvernement britannique aimerait que le Pays de Galles, l'Écosse et l'Irlande du Nord suivent les mêmes démarches, chaque nation ayant la possibilité d'adapter les mesures de confinement.

Dans le même temps, les 27 chefs d'État ou de gouvernement des pays membres de l'Union européenne, flanqués des dirigeants des trois institutions de l'UE, ont prôné la solidarité pour sortir « plus forts » de la crise.

La place Rouge à Moscou.

La place Rouge, déserte en temps de pandémie.

Photo : Radio-Canada / Tamara Alteresco

Longtemps épargnée, la Russie vient quant à elle de dépasser officiellement le cap des 200 000 cas positifs et a dû renforcer son dispositif afin de tenter de freiner la pandémie. Le pays a notamment été contraint de célébrer sans faste les 75 ans de la défaite des nazis.

Brésil : futur épicentre?

Au Brésil le seuil des 10 000 morts du coronavirus a été franchi ce samedi. Le pays d’Amérique du Sud devient ainsi le sixième pays où la pandémie a tué le plus, selon les données communiquées par le ministère de la Santé.

Les autorités ont enregistré 10 656 décès et  56 061 cas confirmés de COVID-19, des chiffres qui pourraient toutefois être 15 fois, voire 20 fois plus élevés en réalité, le Brésil pratiquant très peu de tests, rapporte la communauté scientifique.

Au rythme élevé où progresse le virus, le Brésil, qui compte près de 210 millions d'habitants et qui demeure le pays le plus touché d'Amérique latine, pourrait être en juin le nouvel épicentre de la pandémie.

Avec les informations de Agence France-Presse

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