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Manifestation anti-confinement à Winnipeg

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Un homme tenant une pancarte devant des manifestants au palais législatif du Manitoba

Les manifestants se sont rassemblés devant le palais législatif du Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kéhel

Environ 70 manifestants se sont réunis samedi aux abords du palais législatif du Manitoba pour contester les mesures de confinement qui ont été mises en place pour contrer la pandémie de COVID-19.

En début d’après-midi, les dizaines de manifestants occupaient le devant du palais législatif, brandissant leurs pancartes et scandant leurs slogans. Un homme enflammait la foule avec un haut-parleur. Les cibles étaient claires : l’Organisation mondiale de la santé, Bill Gates et ce qu'ils qualifient d'« establishment » en général.

Le Dr Gérald Bohémier, un ancien chiropraticien, était le porte-parole de la manifestation.

On veut dire à nos représentants politiques qu’on n’en veut plus de ces shutdowns économiques. On ne veut plus être emprisonné comme ça dans nos maisons quand on est en bonne santé. Ça va augmenter les morts que de nous renfermer.

Pour ces manifestants donc, confiner cause plus de dégâts que la pandémie elle-même.

À l'opposé, le microbiologiste Philippe Lagacé Wiens, de l'hôpital Saint-Boniface, s'inscrit en faux.

C’est impossible. Je ne peux pas croire qu’il y aurait plus de morts en confinement qu’en foule ouverte. Le confinement réduit la transmission du virus de personne à personne et de réseau en réseau. En restant à la maison, on réduit dramatiquement la transmission.

Quand est-il de l’immunité collective ?

En conférence de presse plus tôt dans la semaine, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, le Dr Brent Roussin, a été interrogé sur cette manifestation.

Quand les gens parlent de chose comme l’immunité et d’immunité collective, on doit se rappeler que pour un virus avec un taux de reproduction d’environ 2,5 comme celui-ci, l’immunité collective commence que lorsque 60 % de la population est immunisé. Quand on voit que 2 % à 3 % des cas ont de graves complications, ça fait beaucoup.

Même son de cloche de la part du docteur Philipppe Lagacé-Wiens.

L’immunisation collective réduit la transmission éventuellement, mais si ça se passe beaucoup trop rapidement il y aura trop de gens qui vont aboutir à l’urgence et aux soins intensifs. Ce n’est pas que c’est impossible, mais ça crée un surplus énorme de malades qu’on ne pourra pas traiter dans les hôpitaux.

Quant à la manifestation, Brent Roussin souligne que chacun a le droit de donner sa voix en respectant la loi. Il poursuit toutefois en rappelant qu’il est encore fortement conseillé d’éviter les foules, même à l’extérieur.

Avec les informations de Mohamed-Amin Kéhel

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