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L'entreprise d'autocars Prevost met à pied 300 employés

Des autocars de l'entreprise Prevost, à l'usine de l'entreprise située à Sainte-Claire

Des autocars de l'entreprise Prevost

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Guylaine Bussières

L’usine de l’entreprise d’autocars Prevost, à Sainte-Claire, en Chaudière-Appalaches, doit remercier le tiers de sa main-d’oeuvre, en raison de la crise économique liée à la pandémie de la COVID-19.

Il s’agit de 300 employés sur les 900 qui ont appris qu'ils seront sans emploi dès le 15 mai, confirme l’entreprise.

Les travailleurs de Sainte-Claire qui s’occupent de l’assemblage d’autocars de luxe sont les principaux touchés.

On ne s’attend pas à ce que les employés soient rappelés d’ici six mois, indique Emmanuelle Toussaint, vice-présidente des affaires juridiques et publiques de l’entreprise.

La crise de la COVID-19 a touché de plein fouet le transport terrestre intercité et les opérateurs de tours d’autocars pour touristes, principaux clients de Prevost.

La demande a chuté de 65 %, estime Mme Toussaint, que ce soit par des annulations de contrat, des livraisons repoussées ou encore des commandes qui n’ont finalement pas été complétées à cause de la crise.

Les autocars produits à Sainte-Claire sont destinés à 80 % au marché américain et aux opérateurs privés, qui ne reçoivent aucune aide financière de leur gouvernement, ajoute Mme Toussaint.

Prevost avait demandé la subvention salariale d’urgence du gouvernement fédéral, ce qui lui avait permis de continuer de verser des salaires à ses employés, malgré la suspension des activités depuis le 24 mars.

C’est une mesure temporaire. Pour les prochains mois et jusqu’à la fin de l’année, on n’envisage pas de nouvelles commandes, précise Mme Toussaint.

Le syndicat aurait préféré que tous les employés continuent de bénéficier de la subvention fédérale, indique François Gignac, représentant du syndicat Unifor.

Ceux qui seront rappelés au travail reprendront la production, fortement réduite, dès le 1er juin.

On passe de 2,5 véhicules par jour à 1 autocar par jour, illustre-t-il.

Nova Bus s’en tire bien

La situation est plus stable du côté de la filiale Nova Bus, qui fabrique des autobus pour le transport en commun à Saint-Eustache et Saint-François-du-Lac.

On ne note aucun report de contrat et on remarque même une hausse du nombre d’appels d’offres dès 2021 par les différentes sociétés de transport au pays, selon Emmanuelle Toussaint.

Il y a une baisse d’achalandage. On est conscients que c’est une situation difficile, mais on reste confiants. Avec la reprise des activités, les gens vont avoir besoin du transport en commun pour se rendre au travail, conclut-elle.

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