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Les Néo-Brunswickois ne devraient pas s’inquiéter du « frelon meurtrier », dit un biologiste

Un gros plan d'un frelon meurtrier

Un gros plan d'un frelon géant est visible sur cette photo du ministère de l'agriculture de l'État de Washington.

Photo : (Département de l'agriculture de l'État de Washington/Reuters)

Radio-Canada

Le frelon géant a connu le buzz sur les médias sociaux cette semaine. Les Néo-Brunswickois ne devraient pas s’inquiéter de cet insecte, a annoncé le biologiste Stephen Heard. Il est peu probable qu’il survive dans la province s’il y débarque un jour. Il existe des espèces envahissantes bien plus menaçantes, et elles sont déjà au Nouveau-Brunswick.

Récemment, la peur de cette bestiole s’est accrue, en grande partie à cause de son surnom de « frelon meurtrier » qui attire l’attention. Mais selon un biologiste du Nouveau-Brunswick, les hivers ici sont trop froids pour le frelon.

Ils ne passeraient pas l’hiver, j’en suis pratiquement sûr, et nous ne devrions donc pas trop nous en faire, a annoncé le biologiste Stephen Heard de l’université du Nouveau-Brunswick, qui étudie les interactions entre insectes et plantes, ainsi que les régimes alimentaires spécialisés pour les insectes.

Le seul nid connu au Canada a été découvert — et détruit — à Nanaimo, en Colombie-Britannique, en septembre dernier, mais les frelons ont également été aperçus à White Rock, en Colombie-Britannique, en novembre.

Le biologiste déclare que celui qui a donné au frelon géant le surnom de frelon meurtrier est à la fois brillant et malavisé. Bien qu’il soit accrocheur, ce surnom est trompeur, car le frelon ne chasse pas les humains. Ils ne tuent personne, a affirmé M. Heard.

M. Heard a indiqué que, comme les abeilles et les guêpes, le frelon géant piquerait une personne inclusivement pour se défendre, et bien que cela soit assez douloureux, cela constitue la limite de leur danger pour les humains.

Un problème pour les abeilles

Les frelon géants sont un problème pour les abeilles domestiques. Et, si les frelons géants venaient à se montrer au Nouveau-Brunswick, M. Heard a déclaré que la plus grande menace serait celle qui pèse sur l’activité commerciale des abeilles domestiques — les apiculteurs.

La vie des frelons tourne autour des ruches et de la prédation des abeilles

Une citation de :Stephen Heard, biologiste

Si vous êtes un apiculteur qui utilise des ruches soit pour la pollinisation des cultures soit pour la production de miel, alors les frelons seraient une menace pour cela. M. Heard a souligné que l’insecte ne serait par contre pas un danger majeur pour l’écologie locale.

Des abeilles arrivent à la ruche.

En 2018 environ 10 000 colonies du Nouveau-Brunswick ont été utilisées rien que pour la pollinisation du bleuet sauvage. En outre on a importé 17 695 ruches supplémentaires en provenance d’autres provinces pour répondre à la demande (Archive).

Photo : iStock

Il atteste que toute l’attention portée aux frelons meurtriers est un bon rappel que la faune et la flore venue d’ailleurs peuvent parfois poser problème lors de déplacement international. Nous transportons des marchandises dans le monde entier, il n’est pas totalement impossible qu’un jour le frelon, ou n’importe quelle espèce d’un autre pays, débarque par erreur dans la province, a-t-il émis comme hypothèse.

Pour l’instant, ce scénario est loin d’être la priorité du biologiste. Nous avons déjà toutes sortes d’espèces envahissantes dans la province qui sont vraiment un problème, a-t-il relaté, ajoutant que l’achigan à petite bouche de la rivière Miramichi et l’agrile du frêne sont beaucoup plus préoccupants et sont en ce moment au Nouveau-Brunswick.

Un insecte vert doré en gros plan.

L'agrile du frêne

Photo : Associated Press / Minnesota Department of Natural Resources/The Associated Press

Avec les informations de Gary Moore de CBC

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