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Le déconfinement pourrait mener à une augmentation « rapide » des cas à Montréal

C’est ce que prédisent les modélisations mathématiques des experts de l’État québécois.

Des gens font la queue à Montréal.

À Montréal, une petite croissance des contacts sociaux pourrait mener à une augmentation rapide des cas, des hospitalisations et des décès.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Pendant que les autorités de santé publique suppliaient vendredi les Montréalais de respecter leurs consignes afin d’éviter le pire, l'Institut national de santé publique (INSPQ) publiait un deuxième rapport en 10 jours dans lequel ses experts tentent de prédire l’évolution de la pandémie.

Le Québec est divisé en deux pour l’exercice : le Grand Montréal et les autres régions.

À Montréal, une petite croissance des contacts sociaux pourrait mener à une augmentation rapide des cas, des hospitalisations et des décès. Dans les autres régions, le verdict est beaucoup moins catégorique : les hospitalisations et les décès pourraient augmenter lentement, mais leur croissance serait relativement faible.

Pour ce qui est de quantifier l’ampleur d’une petite croissance des contacts sociaux dans le Grand-Montréal, l’auteur de l’étude, Marc Brisson, directeur du Groupe de recherche en modélisation mathématique et en économie de la santé liée aux maladies infectieuses de l'Université Laval, précise que cela correspond à un retour en classe le 25 mai, avec une réouverture des commerces le 18 mai, ou à ce qui pourrait survenir si la population commence à moins suivre les mesures de distanciation.

Pour arriver à leurs conclusions, les experts de l’INSPQ et l’équipe de M. Brisson ont retenu 500 prédictions par catégorie (Grand Montréal et autres régions) parmi les plus de 50 millions de combinaisons générées par les superordinateurs de Calcul Canada.

Les données utilisées pour nourrir les superordinateurs ne provenaient pas du Québec, mais de Chine et d'Iran, entre autres.

On sélectionne les 500 combinaisons de paramètres qui reproduisent le mieux les données empiriques de décès et d’hospitalisations liés à la COVID-19 au Québec, écrivent-ils.

Ensuite, ils obtiennent un scénario optimiste et un scénario pessimiste en séparant les 500 prédictions retenues.

Modélisation des experts de santé publique.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Modélisation des experts de santé publique

Photo : INSPQ

Les experts de l'INSPQ et de l'Université Laval ont pris comme point de départ une augmentation des contacts entre personnes de 15 à 30 %, selon le calendrier de réouverture des écoles et des secteurs économiques d’ici le 25 mai.

Avec la collaboration de Chantal Srivastava

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