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L’autosuffisance alimentaire se développe dans le Nord de l’Ontario

Une plantation de tomates.

Les propriétaire de la ferme Three Forks Farms espèrent bientôt distribuer des variétés de tomates adaptés au Nord de l'Ontario aux cultivateurs de la région.

Photo : Unsplash

Radio-Canada

Alors que faire l’épicerie est devenu un parcours du combattant, l’autonomie et l’indépendance alimentaires sont à la mode. Des producteurs locaux doivent faire face à une augmentation de la demande.

En deux mois, on a vendu plus de graines que l’année dernière au complet

Une citation de :Éric Blondin copropriétaire de la ferme Three Forks Farms

Éric Blondin et sa conjointe Peggy Baillie sont installés sur l’île Manitoulin.

Ils sont d’abord des fermiers qui produisent des légumes et de la volaille, mais ils sont aussi semenciers.

Ils vendent des graines à ceux qui souhaitent cultiver leur potager. 

[Avec] notre production de légumes on a découvert ce qui fonctionne bien et ce qui ne fonctionne pas bien dans notre région, puis on a commencé à garder les graines explique Éric Blondin.

Ce que nous faisons, c’est plus spécifiquement pour l’’ntario et vraiment le Nord-Est, car on a trouvé des variétés qui fonctionnent dans notre climat

Une citation de :Éric Blondin copropriétaire de la ferme Three Forks Farms

Pour le moment, la vente se destine seulement aux particuliers, mais les semenciers de l’île Manitoulin pensent qu’ils pourraient bientôt fournir des cultivateurs à plus grande échelle. C’est surtout intéressant pour les producteurs de tomates et de poivrons, explique Éric Blondin.

Ces légumes poussent surtout dans le Sud, mais, avec sa conjointe, ils espèrent trouver des variétés qui se développent bien dans le Nord de l’Ontario.

Mitch Deschatelets, le propriétaire de l’entreprise Leisure Farms à Sturgeon Falls, est plus sceptique face à l’achat de graines locales dans les grandes exploitations agricoles.

Pour sa part, il préfère encore les grosses compagnies qui lui permettent de se fournir en plants certifiés et en variétés en demande auprès des consommateurs.

Manque de main-d’œuvre

Mais les graines ne sont pas le seul facteur limitant pour le développement de la production locale.

Mitch Deschatelets explique que c’est plutôt le manque de main-d’œuvre qui pose problème.

Surtout cette année, insiste-t-il.

L’automatisation de sa récolte de fraise pourrait lui permettre de gagner en autonomie, mais la machine idéale n’existe pas encore.

Un femme et un homme devant un champ

Mitch Deschatelets avec Fanny Goulard sont propriétaires de Leisure Farms.

Photo : Radio-Canada / Michel Laforge

Le cultivateur de Nipissing Ouest reste toutefois optimiste et pense que la demande actuelle va encourager les producteurs locaux et peut-être permettre [à certains] de s’agrandir dans le futur.

Les gens ont réalisé que le système alimentaire est extrêmement fragile, souligne Éric Blondin.

Avec sa conjointe, ils espèrent maintenant pouvoir distribuer leurs produits dans les grandes épiceries.

Les marchés de fermiers c’est très bien [...] mais la majorité des gens achètent leurs légumes à l’épicerie, explique-t-il.

Pour la première fois cette année, leurs produits seront vendus dans deux enseignes de la région du Grand Sudbury.

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