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Un filon d’or découvert dans le Restigouche

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Le son des français d’Amérique, 12 novembre 1981 (enregistré en 1976)

Une entreprise affirme avoir découvert un filon d'or prometteur dans le Restigouche. Ce n’est pas la première fois qu’on fait miroiter un bon potentiel d'extraction du précieux métal dans cette région.

L'entreprise X-Terra Resources de Rouyn-Noranda, au Québec, annonce qu'elle a découvert une nouvelle structure porteuse d'or en creusant sous le sol de sa propriété minière, nommée Grog.

Pour s’y rendre, il faut rouler plus d’une vingtaine de kilomètres en forêt à partir de Saint-Jean-Baptiste-de-Restigouche, une communauté rurale située entre Kedgwick et Campbellton.

Sur place, il est possible de voir au sol des traces des activités de forage effectuées par la compagnie du 25 janvier au 21 février derniers.

Par voie de communiqué, Michael Ferreira, le président et chef de l’exploitation de X-Terra Resources, indique que cette découverte constitue une avancée significative.

Il ajoute que ces premiers forages « renforcent nos attentes qu’il existe dans ce secteur un large système épithermal ».

Une présence connue

Cette plus récente découverte n'a pas surpris le géomorphologue universitaire, Armand Larocque, qui affirme que la présence de divers métaux sous la terre dans ce secteur est connue depuis longtemps.

Homme avec un gilet turquoise posant devant un immeuble de brique.

Armand Larocque, géomorphologue à l'Université du Nouveau-Brunswick et à l'Université de Moncton

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Ce chercheur à l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) et chargé de cours à l’Université de Moncton convient tout de même que les plus récents résultats sont prometteurs.

Ils ont fait un forage à partir de 100 mètres de profondeur. C'est là qu'ils ont trouvé des veines qui contiennent une certaine quantité d'or, ce qui est quand même appréciable.

Armand Larocque, géomorphologue à UNB et UdeMoncton

Maintenant que la présence d’or a été établie, il reste à répondre à la plus importante des questions : est-ce qu’il y a une quantité suffisante d’or pour rentabiliser l’établissement d’un site d’extraction?

Pour répondre à cette question, selon Armand Larocque, il faut connaître le volume, le tonnage qu’il est possible d’extraire. Et c’est avec ces données importantes qu’il sera possible d’évaluer s’il est économiquement viable d’installer une mine dans le secteur.

En 2012, une autre compagnie avait aussi annoncé des résultats intéressants dans cette même région. Mais les recherches aurifères de SLAM Exploration n'ont pas encore débouché sur des résultats concrets.

Optimisme prudent

S'il refuse de s'emballer, Burt Paulin est quand même encouragé par la plus récente découverte.

Un homme souriant avec une barbichette blanche montre une roche à la caméra.

Burt Paulin est président du DSL de Saint-Jean-Baptiste/Menneval.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Celui qui est président du District de services locaux (DSL) de Saint-Jean-Baptiste/Menneval se dit « prudemment optimiste » qu’un projet d’extraction minière voit éventuellement le jour et entraîne des retombées économiques dans la région.

C'est certain que ça peut leur servir pour aller chercher des investisseurs, mais les résultats sont là quand même.

Burt Paulin, président du DSL de Saint-Jean-Baptiste/Menneval

X-Terra Resources indique qu’elle devra effectuer d’autres travaux de forage afin de préciser l’ampleur et la valeur de cette découverte, sans préciser à quel moment elle le fera.

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